LESIA - Observatoire de Paris

Description de la rétine

mercredi 7 novembre 2012, par Marie Glanc et Marie Blavier

Éléments physiologiques

La rétine est une sorte de sandwich cellulaire multicouches. Il faut noter que la lumière doit traverser plusieurs types cellulaires, avant de stimuler les photorécepteurs ("pixels" de notre détecteur rétinien).

On trouve, dans l’ordre de progression de la lumière :

La rétine "nerveuse"

Elle est constituée :

  • des cellules ganglionnaires,
  • des cellules amacrines,
  • des cellules bipolaires,
  • des cellules horizontales.

Formant la partie "nerveuse" de la rétine, ces cellules encodent le signal nerveux issu des photorécepteurs sensibilisés par la lumière en direction du cerveau (nerf optique).

Les photorécepteurs

Ce sont les cellules qui transforment la lumière en influx nerveux par des processus chimiques. Il existe des cellules en forme de bâtonnets et des cellules en forme de cônes. Il y a 6 millions de cellules cônes pour 120 millions de cellules bâtonnets. La densité des photorécepteurs est maximale dans la fovéa (zone qui nous sert à viser). Les cônes, sensibles à la couleur, sont de trois types différents (détectant les faibles, moyennes et hautes longueurs d’onde). Ils servent à bien échantillonner les scènes. Les bâtonnets sont absents de la fovéola, la région centrale de la fovéa. Ils servent à la vision nocturne et ne voient pas les couleurs. Par contre, ce sont de véritables compteurs de photons.

L’épithélium pigmentaire

Il empêche la diffusion de la lumière et permet de recycler les vieux disques de rhodopsine (pigment rouge) des photorécepteurs qui interviennent dans les processus chimiques mentionnés ci-dessus.