LESIA - Observatoire de Paris

En mémoire d’Olivier Durand

lundi 9 octobre 2017

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Olivier Durand dimanche 1er octobre 2017.

Parti à la retraite en 2005, Olivier Durand était mécanicien au DASOP, puis au LESIA après la fusion avec le DESPA en 2002.

Il a participé à la réalisation de nombreux instruments d’observation du Soleil, comme le spectrographe de la lunette tourelle du Pic du Midi, les dispositifs de spectro-imagerie multicanaux qui ont été installés sur plusieurs télescopes, tant à Meudon qu’au Pic du Midi ou aux Canaries. Olivier a pris une part active à la réalisation de nombreuses pièces mécaniques pour le télescope franco italien THEMIS de l’INSU en fonctionnement depuis l’an 2000 à l’Observatoire du Teide (Tenerife). Il a travaillé avec les plus grands spécialistes de spectro polarimétrie, que ce soit dans le domaine solaire ou stellaire. En particulier, Olivier avait réalisé la mécanique du polarimètre stellaire que Meir Semel utilisait en imagerie Zeeman Doppler sur le télescope anglo autralien de 4 mètres. Olivier fut ainsi amené à se déplacer en Australie à plusieurs reprises.

Il laisse le souvenir d’un technicien brillant et inventif, toujours à l’écoute des chercheurs pour trouver les solutions les plus adaptées à leurs idées scientifiques.

Jean-Marie Malherbe, octobre 2017


Au milieu des années 50, le jeune et turbulent Olivier Durand est envoyé à l’école des mousses à Brest. De son propre aveu, il s’agit plus d’une mesure éducative que d’un élan patriotique précoce. Toujours est-t-il qu’il devient matelot mécanicien, donc bonnet à pompon rouge, « honneur et patrie » etc. Il a navigué sur le Bois Belleau, porte avion léger prêté par les américains, engin bricolé sur une base de croiseur et réputé très instable. Olivier a gardé un souvenir ému des tempêtes sur ce bateau. Et à la retraite, il a pu retrouver au moins un ancien, et même une photo de groupe sur laquelle il figure. Son passage sur l’antique Jeanne d’Arc, navire école de la marine, est nettement moins documenté, de même que ses autres embarquements. Toujours est-t-il qu’il n’a pas eu droit au tour du monde annuel, et qu’il a finalement abandonné la marine, ayant quand même atteint le niveau de matelot de première classe. Il lui est aussi resté des souvenirs plus civils des bals au « Petit Jardin » et des jeunes brestoises de l’époque.

Alain Kerdraon, octobre 2017

- Faire-part du décès d’Olivier Durand


Olivier Durand en 2001
Olivier Durand en 2001

Crédits : Observatoire de Paris/LESIA