Livraison du spectromètre infrarouge de vol de SuperCam

lundi 8 avril 2019

Après quatre ans et de demi de développement, le LESIA vient de livrer le spectromètre infrarouge de vol de l’instrument SuperCam pour intégration à l’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, Toulouse).


Spectromètre infrarouge de SuperCam
Spectromètre infrarouge de SuperCam

Crédits : MESPAL - LESIA/Observatoire de Paris


SuperCam est une suite instrumentale franco-américaine de la mission Mars2020 de la NASA qui déposera en 2020 un véhicule à la surface de la planète Mars.

La mission Mars2020, développée par le Caltech/JPL (Jet Propulsion Laboratory), emportera 7 instruments afin de rechercher d’éventuelles traces d’une vie passée et de préparer des échantillons qui pourront être rapportés sur Terre.

En haut du mât du rover, SuperCam étudiera la chimie et la minéralogie des roches et des sols de Mars. Cet instrument est développé conjointement par le LANL (Los Alamos, USA) et l’IRAP, avec une contribution de l’Université de Valladolid pour les cibles de calibration.


Vue globale de l'instrument SuperCam-MU sur le rover
Vue globale de l’instrument SuperCam-MU sur le rover

© Nasa/JPL


L’ensemble de l’instrument SuperCam reviendra en mai 2019 au LESIA pour la calibration du spectromètre infrarouge, et sera ensuite livré au JPL pour intégration et tests sur le rover.


Tests de recette à l'IRAP à Toulouse
Tests de recette à l’IRAP à Toulouse

Crédits : MESPAL - LESIA/Observatoire de Paris


La contribution française à SuperCam

Le LESIA, en collaboration avec le LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales), est responsable scientifique et technique de la voie infrarouge de SuperCam.

De plus, le LESIA assure plusieurs responsabilités au niveau de la fourniture française à SuperCam (ingénierie système, architecture thermique, calculs structurels, usinages, tests d’environnement et de qualification).

L’IAS (Institut d’Astrophysique Spatiale) est associé au LESIA et au LATMOS pour l’étalonnage scientifique de la voie infrarouge.

Les efforts français, sous maîtrise d’ouvrage du CNES, sont portés par le CNES-Toulouse, le CNRS et de nombreuses universités françaises.