LESIA - Observatoire de Paris

Soutenance de thèse d’Alexandre Gallenne le 19 octobre 2011

jeudi 13 octobre 2011

Titre de la thèse : " Les Céphéïdes à haute résolution angulaire : enveloppe circumstellaire et pulsation".

La soutenance aura lieu le mercredi 19 Octobre 2011 à 14h00 dans l’amphithéâtre du bâtiment Evry Schatzman, à Meudon.

Résumé de la thèse

Jusqu’à récemment, les Céphéides étaient considérées comme dépourvues de matériel circumstellaire. En 2005, des observations interférométriques VLTI/VINCI et CHARA/FLUOR ont révélé l’existence d’enveloppe circumstellaire autour de certaines Céphéides. Ce matériel environnant est particulièrement intéressant pour deux raisons : il pourrait avoir un impact sur l’estimation des distances et pourrait être lié à une perte de masse passée ou en cours. L’utilisation de la méthode de Baade–Wesselink classique pour la détermination indépendante des distance pourrait être significativement biaisée par la présence de ces enveloppes.

Bien que leurs observations soient difficiles à cause du fort contraste entre la photosphère de l’étoile et l’enveloppe circumstellaire, plusieurs techniques d’observations ont le potentiel d’améliorer notre connaissance sur leurs propriétés physiques. Dans cette présentation, je discuterai en particulier des techniques de haute résolution angulaire que j’ai appliqué pour l’étude de plusieurs Céphéides Galactiques.

Dans un premier temps j’ai utilisé des observations de la Céphéide RS Puppis en imagerie par optique adaptative avec NACO, couplée à un mode d’observation dit "cube", pour déduire le rapport de flux entre l’enveloppe et la photosphère de l’étoile dans deux bandes étroites centrées sur λ = 2.18 μm et λ = 1.64 μm. De plus grâce au mode cube, j’ai également pu effectuer une étude statistique du bruit de speckle me permettant d’étudier une éventuelle asymétrie.

Dans un second temps, j’ai analysé des données VISIR pour étudier la distribution d’énergie spectrale d’un échantillon de Céphéides. Ces images, qui sont limitées par la diffraction, m’ont permis d’effectuer une photométrie précise dans la bande N et de mettre en évidence un excès infrarouge lié à la présence d’une composante circumstellaire. D’autre part en appliquant une analyse de Fourier j’ai montré que certaines de ces composantes sont résolues.