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	<title>LESIA - Observatoire de Paris</title>
	<link>https://lesia.obspm.fr/</link>
	<description>De la conception des instruments d'astronomie &#224; l'exploitation des r&#233;sultats, les th&#233;matiques scientifiques d&#233;velopp&#233;es au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activit&#233;s sont organis&#233;es autour des projets (sol, espace ou mod&#233;lisation) dont de nombreuses r&#233;alisations instrumentales font la r&#233;putation du laboratoire.
Directeur : Vincent Coud&#233; du Foresto</description>
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		<title>LESIA - Observatoire de Paris</title>
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		<title>Surfaces plan&#233;taires</title>
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		<dc:date>2008-09-29T20:16:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Erard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour les plan&#232;tes telluriques et les petits corps, l'&#233;tude de la surface est la source d'information la plus directe sur l'histoire g&#233;ologique et sur les environnements actuels. L'imagerie &#224; haute r&#233;solution permet d'&#233;tudier le relief et les processus qui l'ont form&#233;. Les m&#233;thodes spectroscopiques, notamment en infrarouge, permettent d'&#233;tudier leur composition, et en particulier d'identifier les principaux min&#233;raux pr&#233;sents &#224; leurs surfaces. Les min&#233;raux, qu'ils soient produits dans le manteau ou en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lesia.obspm.fr/-Surfaces-planetaires-.html" rel="directory"&gt;Surfaces plan&#233;taires&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour les plan&#232;tes telluriques et les petits corps, l'&#233;tude de la surface est la source d'information la plus directe sur l'histoire g&#233;ologique et sur les environnements actuels. L'imagerie &#224; haute r&#233;solution permet d'&#233;tudier le relief et les processus qui l'ont form&#233;. Les m&#233;thodes spectroscopiques, notamment en infrarouge, permettent d'&#233;tudier leur composition, et en particulier d'identifier les principaux min&#233;raux pr&#233;sents &#224; leurs surfaces.
Les min&#233;raux, qu'ils soient produits dans le manteau ou en surface, sont le traceur des conditions thermodynamiques qui pr&#233;sident &#224; leur formation. Leur identification permet donc d'acc&#233;der &#224; l'&#233;volution physico-chimique du manteau o&#249; ils sont produits, et aux processus qui modifient les mat&#233;riaux en surface : alt&#233;ration, transport et d&#233;position.
Ces derniers sont li&#233;s &#224; l'interface externe, atmosph&#232;re, exosph&#232;re ou vide. Sur Mars, l'&#233;tude de la surface peut ainsi fournir une information sur l'activit&#233; &#233;olienne ou hydrologique, et sur les cycles des principaux gaz atmosph&#233;riques. Dans le cas de la Lune ou des ast&#233;ro&#239;des, cette information portera sur les effets du vent solaire et des impacts de microm&#233;t&#233;orites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les activit&#233;s r&#233;centes du p&#244;le de plan&#233;tologie du LESIA dans ce domaine concernent en particulier l'exploitation de donn&#233;es des missions spatiales Mars-Express, Venus-Express et Cassini-Huygens, pour lesquelles le LESIA a fourni une instrumentation. Apr&#232;s son lancement en 2004, la sonde Rosetta a effectu&#233; durant sa longue phase de croisi&#232;re des observations ponctuelles de la Terre, de Mars, de la Lune et de deux ast&#233;ro&#239;des cibles ; la mission s'est poursuivie en accompagnant durant deux ann&#233;es compl&#232;tes la com&#232;te 67P sur son orbite autour du Soleil. Les surfaces ont &#233;t&#233; observ&#233;es par les instruments VIRTIS (en partie construit au LESIA), MIRO et OSIRIS (avec une participation scientifique du LESIA). Par ailleurs, les grands t&#233;lescopes au sol permettent de r&#233;soudre les surfaces de certains objets.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;V&#233;nus&lt;/h3&gt; &lt;dl class='spip_document_764 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style='width:290px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/ib1811_cartes-temperature-surface-venus.jpg' rel=&#034;portfolio&#034; title='Venus (Virtis)' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L290xH192/ib1811_cartes-temperature-surface-venus-c1d72-1d9e8.jpg?1684235782' width='290' height='192' alt=&#034;Venus (Virtis)&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Venus (Virtis)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&lt;p&gt;Une des premi&#232;res cartes de temp&#233;rature de la surface de V&#233;nus d&#233;riv&#233;e de Virtis (Credits : ESA / Virtis VEx team)&lt;/p&gt;&lt;small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;V&#233;nus est entour&#233;e d'une atmosph&#232;re si &#233;paisse qu'elle masque habituellement la surface. Cependant, des observations de nuit en infrarouge montrent que l'atmosph&#232;re est moins opaque dans certaines &#171; fen&#234;tres spectrales &#187; aux alentours de 1 &#181;m : le rayonnement thermique de la surface peut alors traverser toute l'atmosph&#232;re. Une premi&#232;re observation avait &#233;t&#233; effectu&#233;e par la sonde Galileo au cours d'un survol en 1992 (Carlson et al. 1993).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instrument &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/VIRTIS-sur-Venus-Express.html' class='spip_in'&gt;VIRTIS&lt;/a&gt; sur la sonde Venus-Express a obtenu de cette mani&#232;re la premi&#232;re carte &#224; grande &#233;chelle de la temp&#233;rature de surface dans l'h&#233;misph&#232;re sud de V&#233;nus, o&#249; la temp&#233;rature avoisine les 500 degr&#233;s Celsius. Les observations effectu&#233;es de 2006 &#224; 2011 dans l'h&#233;misph&#232;re sud r&#233;v&#232;lent des variations de temp&#233;rature de l'ordre de 30&#176;C entre r&#233;gions de basse et haute altitude, par exemple les r&#233;gions Themis et Phoebe. Comme sur Terre, les diff&#233;rences d'altitudes entra&#238;nent des diff&#233;rences de temp&#233;ratures de la surface, et ces variations sont presque parfaitement corr&#233;l&#233;es aux cartes d'altim&#233;trie mesur&#233;es par le radar de la sonde Magellan de la NASA dans les ann&#233;es 90. Les petits &#233;carts locaux permettent potentiellement de rechercher d'&#233;ventuels points chauds, qui pourraient signaler un volcanisme actif ou des r&#233;gions de composition diff&#233;rente. Afin d'obtenir la temp&#233;rature de surface, il est n&#233;cessaire de retrancher l'effet de l'atmosph&#232;re sur les images spectrales de Virtis (lumi&#232;re diffus&#233;e, variations d'opacit&#233; des nuages...). Ce travail d&#233;licat a &#233;t&#233; effectu&#233; de diff&#233;rentes mani&#232;res qui donnent des r&#233;sultats comparables (Mueller et al. 2008, Erard et al. 2009, Arnold et al. 2008). Les observations obtenues couvrent &#233;galement des zones qui n'avaient pas &#233;t&#233; observ&#233;es par les sondes pr&#233;c&#233;dentes (Magellan ou Venera) et ont donc permis de remplir des &#171; blancs &#187;, les derni&#232;res &#171; terrae incognitae &#187; de V&#233;nus. Les &#233;carts persistants entre Venus-Express et Magellan sont attribu&#233;s &#224; des variations locales d'&#233;missivit&#233;, et donc de composition min&#233;ralogique ; ils sont compatibles avec une composition ultramafique des grandes r&#233;gions volcaniques (Mueller et al 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la cartographie compl&#232;te a montr&#233; une incoh&#233;rence avec la &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/VIRTIS-montre-que-la-rotation-de.html' class='spip_in'&gt;p&#233;riode de rotation&lt;/a&gt; mesur&#233;e dans les ann&#233;es 90 par Magellan. La conclusion est que celle-ci a l&#233;g&#232;rement ralenti au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es, probablement sous l'effet des vents dans la basse atmosph&#232;re tr&#232;s dense de V&#233;nus, dont le somment tourne beaucoup plus vite que la surface (Mueller et al 2012).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lune&lt;/h3&gt; &lt;dl class='spip_document_773 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style='width:220px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/GdMosAMIE.png' rel=&#034;portfolio&#034; title='Lune (AMIE vs Clementine)' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L220xH369/GdMosAMIE-c5ede-a5537.png?1684235782' width='220' height='369' alt=&#034;Lune (AMIE vs Clementine)&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Lune (AMIE vs Clementine)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&lt;p&gt;Mosa&#239;que de deux orbites AMIE sur la carte Clementine (Cr&#233;dits : LESIA)&lt;/p&gt;&lt;small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;La micro-cam&#233;ra AMIE (Advanced Moon micro-Imager Experiment) sur la mission Smart-1 de l'ESA a obtenu entre 2005 et 2006 une couverture de la Lune &#224; une r&#233;solution alors in&#233;dite. AMIE a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e par le CSEM en Suisse. L'&#233;quipe du LESIA a produit des cartes &#224; partir de ces images, dans les r&#233;gions o&#249; la r&#233;solution est sup&#233;rieure &#224; celle obtenue lors des missions pr&#233;c&#233;dentes. Des &#233;l&#233;ments morphologiques de la surface lunaire ont &#233;t&#233; ainsi mis en &#233;vidence et ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour pr&#233;ciser des analyses d&#233;riv&#233;es des observations de la mission Clementine (1994) gr&#226;ce &#224; une r&#233;solution spatiale plus &#233;lev&#233;e, notamment dans l'h&#233;misph&#232;re sud et dans les r&#233;gions polaires (Despan et al. 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de la Lune est (re)devenue depuis lors un sujet d'int&#233;r&#234;t majeur pour les agences spatiales japonaise (Kaguya, 2007), indienne (Chandrayaan-1, 2008), am&#233;ricaine (missions LCROSS et LRO en 2009, puis Grail et LADEE) et chinoise (sondes Chang'e, depuis 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br class=&#034;nettoyeur&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Titan et le syst&#232;me de Saturne&lt;/h3&gt; &lt;dl class='spip_document_765 spip_documents spip_documents_left spip_documents_document' style='width:240px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/titanDISR.png' rel=&#034;portfolio&#034; title='Titan (DISR)' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L240xH240/titanDISR-71795-28cd7.png?1684235782' width='240' height='240' alt=&#034;Titan (DISR)&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Titan (DISR)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&lt;p&gt;Panorama de la surface de Titan enregistr&#233; par l'instrument DISR (Cr&#233;dits : ESA / NASA / Univ. Arizona)&lt;/p&gt;&lt;small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les observations de l'instrument &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/-DISR-sur-Huygens-.html' class='spip_in'&gt;DISR&lt;/a&gt; embarqu&#233; sur la sonde Huygens, auquel le LESIA a directement particip&#233;, ont r&#233;v&#233;l&#233; un monde fa&#231;onn&#233; par des processus g&#233;ophysiques similaires &#224; ceux qui se d&#233;roulent sur Terre mais avec des acteurs chimiques tr&#232;s diff&#233;rents. Sur l'image ci-contre, on distingue sur un plateau clair un r&#233;seau d'anciennes rivi&#232;res qui se d&#233;versent dans une plaine plus sombre, constitu&#233;e d'une suite de lacs ass&#233;ch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les spectres de la surface montrent en parall&#232;le une r&#233;flectivit&#233; qui d&#233;cro&#238;t de 0,85 &#224; 1,5 &#181;m et une signature vers 1,5 &#181;m, probablement dues &#224; la glace d'eau. La comparaison des images et des spectres permet donc de comprendre &#224; la fois le relief et sa composition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br class=&#034;nettoyeur&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instrument &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/VIMS-sur-Cassini.html' class='spip_in'&gt;VIMS&lt;/a&gt; sur la sonde orbitale Cassini, qui couvre la gamme 0.35-5 &#181;m, permet d'&#233;tudier le cycle m&#233;t&#233;orologique du m&#233;thane et de l'&#233;thane (voir &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/-Physique-des-atmospheres-.html' class='spip_in'&gt;atmosph&#232;res&lt;/a&gt;). La situation est semblable &#224; celle de V&#233;nus : l'atmosph&#232;re, g&#233;n&#233;ralement opaque, devient transparente dans certaines fen&#234;tres spectrales en infrarouge. Des r&#233;sultats marquants ont pu &#234;tre obtenus ainsi sur la surface de Titan :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; D&#233;tection possible d'un cryo-volcan &#224; la surface de Titan (Sotin et al. 2005)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;tection d'une r&#233;gion anormalement brillante &#224; 5 &#181;m sur Titan qui pourrait &#234;tre associ&#233;e &#224; un &#233;v&#233;nement g&#233;ophysique r&#233;cent (Barnes et al. 2005)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Echanges surface-atmosph&#232;re (Hirtzig et al. 2013, Solomonidou et al. 2013, 2014, 2016)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;sultats importants ont &#233;t&#233; &#233;galement &#233;t&#233; obtenus sur d'autres satellites de Saturne :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Mise en &#233;vidence de glace d'eau amorphe et cristalline, de glace de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; et de compos&#233;s organiques au p&#244;le sud d'Encelade. Les &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/Encelade-fait-la-pluie-sur-Saturne.html' class='spip_in'&gt;geysers et panaches d'Encelade&lt;/a&gt; sont la source de l'eau pr&#233;sente dans la haute atmosph&#232;re de Saturne, un curieux exemple d'interaction entre surface et atmosph&#232;re.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;tection de glace de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; sur le mat&#233;riau sombre de Japet&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;tection de PAHs sur Phoeb&#233; et sur une r&#233;gion sombre de Japet&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En accompagnement de la mission Cassini/Huygens, des observations en optique adaptative depuis le sol au VLT ont permis notamment de mesurer l'alb&#233;do de la surface dans la fen&#234;tre &#224; 2 &#181;m (Negr&#227;o et al. 2007) et de d&#233;terminer une limite sup&#233;rieure &#224; l'abondance de la glace de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; (Hartung et al. 2006). Une analyse du spectre de Titan enregistr&#233; par le satellite ISO vers 3 &#181;m sugg&#232;rait une limite sup&#233;rieure de 3% &#224; l'abondance du m&#233;thane en moyenne sur le disque et contraignait l'alb&#233;do de la surface &#224; ces longueurs d'onde (Coustenis et al. 2006).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Plan&#232;tes naines et grands ast&#233;ro&#239;des&lt;/h3&gt; &lt;dl class='spip_document_768 spip_documents spip_documents_right spip_documents_document' style='width:180px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/CeresCarry.png' rel=&#034;portfolio&#034; title='Ceres (Keck II)' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L180xH239/CeresCarry-c5513-6641f.png?1684235782' width='180' height='239' alt=&#034;Ceres (Keck II)&#034; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Ceres (Keck II)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&lt;p&gt;Quelques images de C&#233;r&#232;s en bande K au Keck II (Cr&#233;dits : ESO / LESIA)&lt;/p&gt;&lt;small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les m&#234;mes techniques sont maintenant utilis&#233;es sur les grands ast&#233;ro&#239;des de la ceinture principale, gr&#226;ce &#224; l'optique adaptative qui &#233;quipe maintenant les plus grands t&#233;lescopes. Nos observations concernent en particulier les trois plus grands objets de cette r&#233;gion : C&#233;r&#232;s (class&#233;e comme plan&#232;te naine), Vesta et Pallas. Ce programme est notamment une collaboration avec une &#233;quipe de l'ESO. L'observation de Lutetia par la sonde Rosetta en juillet 2010 rel&#232;ve du m&#234;me th&#232;me (Barucci et al. 2012, Leyrat et al. 2012, Hasselman et al. 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des images r&#233;solues acquises depuis le sol ont permis de d&#233;river des cartes de ces trois objets. C&#233;r&#232;s poss&#232;de des zones sombres, bien qu'il s'agisse d'un des corps les plus uniformes du Syst&#232;me solaire, confirmant la premi&#232;re cartographie effectu&#233;e par HST en ultraviolet (Carry et al. 2008, Erard et al. 2005, Perna et al. 2015). La s&#233;rie d'images ci-contre permet de suivre plusieurs taches sombres au cours d'une rotation. Depuis 2015, la cartographie &#224; haute r&#233;solution de C&#233;r&#232;s a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;e en orbite (mission Dawn de la NASA), et a confirm&#233; ces premiers aper&#231;us. Des observations Herschel avaient &#233;galement permis d'observer des sources de vapeur d'eau en surface (K&#252;ppers et al. 2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me domaine, notre groupe a &#233;tabli la premi&#232;re carte de Pallas et affin&#233; les estimations de taille de cet ast&#233;ro&#239;de (Carry et al. 2010). Enfin, des spectres de Vesta ont confirm&#233; que la surface est peu affect&#233;e par les processus d'alt&#233;ration spatiale, ce qui sugg&#232;re qu'elle pourrait &#234;tre prot&#233;g&#233;e du vent solaire par un champ magn&#233;tique notable (Vernazza et al. 2006). Vesta a elle aussi &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e par la mission Dawn, qui est rest&#233;e en orbite de juillet 2011 &#224; septembre 2012 avant de repartir vers C&#233;r&#232;s. Des observations similaires ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sur de grands objets de la ceinture de Kuiper, notamment Pluton (Merlin 2015, Lellouch et al. 2016, Leyrat et al. 2016), Quaoar (Barucci et al. 2015) ou encore Haumea (Gourgeot et al. 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br class=&#034;nettoyeur&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Perspectives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Concernant les plan&#232;tes telluriques, les activit&#233;s vont se d&#233;velopper dans les ann&#233;es &#224; venir avec la pr&#233;paration des missions spatiales futures, notamment la partie surface de la mission ExoMars de l'ESA qui doit &#234;tre lanc&#233;e en 2020. Le LESIA est en effet impliqu&#233; dans l'exp&#233;rience MicrOmega qui sera embarqu&#233;e sur ExoMars, mission qui d&#233;ploiera un rover avec un ensemble d'instruments d&#233;di&#233;s &#224; la recherche de vie pass&#233;e ou pr&#233;sente, la caract&#233;risation de l'environnement g&#233;ochimique et en eau de la sub-surface, et l'&#233;tude des conditions &#224; la surface en termes d'habitabilit&#233;. L'instrument MicrOmega est un microscope imageur hyper-spectral qui analysera des &#233;chantillons du sol martien pour en caract&#233;riser la structure, la morphologie et la composition &#224; l'&#233;chelle des grains. Le LESIA fournira l'&#233;lectronique du module infrarouge de l'instrument et caract&#233;risera le d&#233;tecteur avant livraison. Une r&#233;plique de l'instrument &#233;tait install&#233;e sur la sonde russe &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/MicrOmega-sur-Phobos-Grunt.html' class='spip_in'&gt;Phobos-Grunt&lt;/a&gt; d&#233;di&#233;e &#224; l'&#233;tude du plus gros satellite de Mars, perdue au lancement fin 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours au niveau spatial, le LESIA est impliqu&#233; dans la construction du spectro-imageur &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/VIHI-sur-MPO-BepiColombo-273.html' class='spip_in'&gt;VIHI&lt;/a&gt; (caract&#233;risation des d&#233;tecteurs et &#233;lectronique de proximit&#233;) sur l'instrument Simbio-Sys de la mission &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/La-mission-BepiColombo.html' class='spip_in'&gt;BepiColombo&lt;/a&gt; vers Mercure dont le lancement est pr&#233;vu en octobre 2018. Un programme d'observation syst&#233;matique de Mercure d&#233;di&#233; &#224; l'&#233;tude de la surface et de l'exosph&#232;re a d&#233;but&#233; en 2007. L'exosph&#232;re est constitu&#233;e d'atomes arrach&#233;s &#224; la surface par le vent solaire, et permet d'&#233;tudier indirectement la composition &#233;l&#233;mentaire de celle-ci et ses variations longitudinales (Doressoundiram et al. 2010, Leblanc et al 2011). Par ailleurs, des observations spectroscopiques de la surface elle-m&#234;me ont permis de quantifier la tr&#232;s faible teneur en fer des silicates, qui est une caract&#233;ristique tr&#232;s particuli&#232;re de Mercure (Vernazza et al 2010, Erard et al 2011), et &#224; mettre en relation avec le type de volcanisme observ&#233; en surface (Besse et al 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission &lt;a href='https://lesia.obspm.fr/Mission-JUICE-Laplace-ESA.html' class='spip_in'&gt;JUICE&lt;/a&gt; de l'ESA pr&#233;voit de retourner dans le syst&#232;me de Jupiter afin d'explorer de mani&#232;re approfondie son satellite Ganym&#232;de, dont on pense qu'il poss&#232;de un oc&#233;an d'eau sal&#233;e sous une couche de 200 km de glace. A plus long terme, d'autres projets de collaborations ESA / NASA concernent l'exploration approfondie de deux des satellites de Saturne : Titan et Encelade. Cassini et Huygens nous l&#232;guent une longue liste de questions concernant Titan qui sont directement li&#233;es &#224; la nature de l'&#233;volution plan&#233;taire, des processus physiques plan&#233;taires et &#224; l'habitabilit&#233; des mondes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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