LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/ De la conception des instruments d'astronomie à l'exploitation des résultats, les thématiques scientifiques développées au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activités sont organisées autour des projets (sol, espace ou modélisation) dont de nombreuses réalisations instrumentales font la réputation du laboratoire. Directeur : Vincent Coudé du Foresto fr SPIP - www.spip.net LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/IMG/logo/siteon0.gif?1236685906 https://lesia.obspm.fr/ 89 290 Livraison du nanosatellite PICSAT https://lesia.obspm.fr/Livraison-du-nanosatellite-PICSAT.html https://lesia.obspm.fr/Livraison-du-nanosatellite-PICSAT.html 2017-12-13T06:00:00Z text/html fr <p>Lundi 11 décembre 2017 au matin, le nanosatellite PicSat a été livré à ISLaunch aux Pays-Bas. L'intégration du nanosatellite a été achevée la semaine dernière, après de nombreuses heures de travail acharné et de tests effectués par l'équipe PicSat, avec le soutien du personnel technique du LESIA. Le projet PicSat a commencé il y a trois ans. Le but est de construire un nanosatellite capable d'observer l'étoile beta-Pictoris de manière continue et depuis une orbite basse. L'objectif scientifique du projet (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH76/picsat_2017-12-08-bc067-e6a97-d26f5.jpg?1773843469' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='76' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Lundi 11 décembre 2017 au matin, le nanosatellite PicSat a été livré à <a href="http://blog.isilaunch.com" class='spip_out' rel='external'>ISLaunch</a> aux Pays-Bas. L'intégration du nanosatellite a été achevée la semaine dernière, après de nombreuses heures de travail acharné et de tests effectués par l'équipe PicSat, avec le soutien du personnel technique du LESIA.</p></div> <div class='rss_texte'> <dl class='spip_document_2434 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/picsat_2017-12-08.jpg' rel="portfolio" title='PicSat après intégration, le 8 décembre 2017' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH254/picsat_2017-12-08-a8845-0c61c.jpg?1773843469' width='500' height='254' alt="PicSat après intégration, le 8 décembre 2017" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>PicSat après intégration, le 8 décembre 2017</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Photo Maarten Roos - Observatoire de Paris/LESIA</p><small></small></dd> </dl> <p>Le projet PicSat a commencé il y a trois ans. Le but est de construire un nanosatellite capable d'observer l'étoile beta-Pictoris de manière continue et depuis une orbite basse. L'objectif scientifique du projet est d'observer le transit prévu de la planète beta-Pictoris b, de sa sphère de Hill et/ou de possibles exo-comètes.</p> <p>PicSat est un cubesat construit avec trois unités cubiques. La charge utile consiste en un télescope de 5 cm qui envoie la lumière dans une minuscule fibre montée sur un actionneur piézo-électrique dans le plan focal. La fibre guide la lumière jusqu'à une photodiode sensible. L'objectif technique de PicSat sera de démontrer une précision de pointage très élevée à partir d'une plateforme spatiale de type cubesat.</p> <p>Avec le satellite maintenant livré, l'équipe PicSat se prépare pour le lancement à bord d'un lanceur indien. La date exacte du lancement, prévu dans les quelques semaines à venir, reste à confirmer.</p> <p>Un nouveau site web PicSat est désormais en ligne : <a href="http://picsat.obspm.fr" class='spip_out' rel='external'>picsat.obspm.fr</a>. Sur ce site, tout le monde pourra s'abonner à PicSat dès que le nanosatellite sera dans l'espace. Toute personne disposant d'une capacité de réception radio-amateur sera en mesure de récupérer les signaux-balises PicSat et de les fournir à la base de données PicSat en utilisant le site web.</p> <p>PicSat tweete aussi régulièrement sur <a href="https://twitter.com/IamPicSat" class='spip_out' rel='external'>@IamPicSat</a>.<br class='manualbr' />Restez à l'écoute de PicSat !</p> <p>PicSat a reçu les soutiens :</p> <ul class="spip"><li> du <a href="https://erc.europa.eu/" class='spip_out' rel='external'>Conseil Européen de la Recherche</a> (European Research Council, ERC), au travers du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 de l'Union Européenne (<a href="http://cordis.europa.eu/project/rcn/193641_en.html" class='spip_out' rel='external'>Lithium proposal 639248</a>),</li><li> du <a href="http://www.cnrs.fr/accueil.php" class='spip_out' rel='external'>CNRS</a> (Centre National de la Recherche Scientifique),</li><li> du Laboratoire d'Excellence <a href="http://esep.pro/" class='spip_out' rel='external'>ESEP</a> (Exploration Spatiale des Environnements Planétaires),</li><li> de l'Université <a href="https://www.univ-psl.fr/" class='spip_out' rel='external'>Paris Sciences et Lettres</a>,</li><li> de la <a href="http://www.merac.org/" class='spip_out' rel='external'>Fondation MERAC</a> (Mobilizing European Research in Astrophysics and Cosmology),</li><li> du <a href="https://cnes.fr/" class='spip_out' rel='external'>CNES</a> (Centre National d'Études Spatiales,</li><li> du <a href="https://cceres.univ-psl.fr/" class='spip_out' rel='external'>C<sup>2</sup>ERES</a> (Campus et Centre de Recherche pour l'Exploration Spatiale),</li><li> et enfin du <a href="http://lesia.obspm.fr/" class='spip_out' rel='external'>LESIA</a> (Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique) de l'Observatoire de Paris.</li></ul><h3 class="spip">Pour en savoir plus</h3><ul class="spip"><li> <a href="http://picsat.obspm.fr/" class='spip_out' hreflang='en' rel='external'>Site web du projet PICSAT</a></li><li> <a href='https://lesia.obspm.fr/PICSAT.html' class='spip_in'>PICSAT sur le site du LESIA</a></li><li> "<a href='https://lesia.obspm.fr/L-IARU-valide-le-plan-de.html' class='spip_in'>L'IARU valide le plan de fréquences pour le projet PicSat</a>" - communiqué de janvier 2017.</li><li> "<a href='https://lesia.obspm.fr/Le-lancement-de-PICSAT-approche.html' class='spip_in'>Le lancement de PICSAT approche !</a>" - communiqué de septembre 2017.</li></ul><h3 class="spip">Contact LESIA</h3><ul class="spip"><li> <a href="#" title="vincent.lapeyrere..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('vincent.lapeyrere,6a8524966ae53,obspm.fr',',6a8524966ae53,'); return false;" class='spip_mail'>Vincent LAPEYRÈRE</a> - 01 45 07 79 40</li></ul><ul class="spip"><li> <a href="#" title="sylvestre.lacour..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('sylvestre.lacour,6a8524966aebf,obspm.fr',',6a8524966aebf,'); return false;" class='spip_mail'>Sylvestre LACOUR</a> - 01 45 07 78 60</li></ul></div> On a retrouvé les pôles magnétiques d'Uranus https://lesia.obspm.fr/On-a-retrouve-les-poles.html https://lesia.obspm.fr/On-a-retrouve-les-poles.html 2017-04-04T07:33:46Z text/html fr Agnès Fave <p>La détection sur Uranus de nouvelles aurores polaires, dont les plus intenses jamais observées, apporte de nouvelles informations sur l'environnement magnétique atypique et mal connu de la septième planète du Système solaire. Des images rares obtenues par une équipe internationale sous la conduite d'un astronome du LESIA, paraissent le 3 avril 2017 dans la revue Journal of Geophysical Research. Les aurores observées sur les planètes magnétisées comme la Terre et les planètes géantes sont provoquées (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton996-69ed7.png?1685637806' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>La détection sur Uranus de nouvelles aurores polaires, dont les plus intenses jamais observées, apporte de nouvelles informations sur l'environnement magnétique atypique et mal connu de la septième planète du Système solaire. Des images rares obtenues par une équipe internationale sous la conduite d'un astronome du LESIA, paraissent le 3 avril 2017 dans la revue <i>Journal of Geophysical Research</i>.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les aurores observées sur les planètes magnétisées comme la Terre et les planètes géantes sont provoquées par la rencontre entre des électrons énergétiques issus de l'environnement magnétique de la planète - la magnétosphère - et sa haute atmosphère. Ces émissions lumineuses produites par fluorescence (comme dans les "ampoules à tortillon" de notre quotidien) apportent des informations précieuses sur les régions actives de la magnétosphère.</p> <p>Très rares sont les observations d'aurores polaires sur Uranus. Les premières du genre avaient été obtenues en janvier 1986 par le spectromètre ultraviolet de Voyager 2, lors de son survol de la planète, alors au solstice. La sonde avait révélé une magnétosphère sans équivalent dans le Système solaire. La planète présente en effet un axe de rotation proche du plan de l'écliptique, un axe magnétique incliné de 60° et une rotation rapide en 17,24 h.</p> <p>En l'absence de nouvelles sondes d'exploration d'Uranus, ce n'est qu'en 2011, soit 25 ans plus tard, que les aurores uraniennes ont pu être redétectées avec une caméra ultraviolette du télescope spatial Hubble (NASA/ESA). Ce résultat a été obtenu par une équipe scientifique conduite par Laurent Lamy, astronome au LESIA, grâce à une approche méthodologique inédite : les observations ont été programmées en avance pour correspondre au passage de chocs dans le vent solaire, connus pour activer les aurores d'autres planètes et prédits à l'aide de modèles informatiques. Les astronomes ont ainsi obtenu les premières images de deux aurores uraniennes ténues peu après l'équinoxe.</p> <p>Dans la revue Journal of Geophysical Research du 3 avril 2017, la même équipe fait état de la détection de six nouvelles signatures d'aurores obtenues avec Hubble par paires d'images successives : la première dans le cadre d'une campagne menée en 2012, s'intéressant au rôle de la rotation planétaire, et les deux autres en 2014, en période de vent solaire particulièrement actif.</p> <dl class='spip_document_2329 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/aurores-uranus.png' rel="portfolio" title='Observations rares d'aurores polaires intenses sur Uranus réalisées à l'aide du télescope spatial Hubble, les 24 et 2 novembre 2014' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH423/aurores-uranus-3ac61-016b0.png?1685637806' width='500' height='423' alt="Observations rares d'aurores polaires intenses sur Uranus réalisées à l'aide (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Observations rares d'aurores polaires intenses sur Uranus réalisées à l'aide du télescope spatial Hubble, les 24 et 2 novembre 2014</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédit : ESA/Hubble & NASA, L. Lamy/Observatoire de Paris</p><small></small></dd> </dl> <p>Sur l'un des clichés pris le 24 novembre 2014 figure l'aurore la plus brillante jamais enregistrée, avec une puissance rayonnée d'environ 6-9 gigawatt. Ces observations suggèrent que si le déclenchement des aurores dépend de la géométrie de l'ensemble "magnétosphère – vent solaire", contrôlée par la rotation planétaire, il est également sensible à la force du vent solaire.</p> <p>Avec ces nouvelles détections depuis la Terre, l'équipe démontre que la magnétosphère d'Uranus peut être étudiée au cours de la révolution de la planète autour du Soleil et à différentes configurations saisonnières.</p> <p>« Observer les aurores et leurs variations dans le temps reste le seul moyen d'étudier à distance l'intrigante magnétosphère asymétrique d'Uranus au cours de sa révolution autour du Soleil. Cela renseigne aussi sur son interaction avec l'atmosphère planétaire d'une part, et le vent solaire de l'autre », précise Laurent Lamy, premier auteur de l'étude.</p> <p>L'étude a permis de caractériser les propriétés moyennes des aurores uraniennes au voisinage de l'équinoxe : elles prennent la forme de taches localisées du côté jour de la planète, elles peuvent être intenses, durer plusieurs dizaines de minutes, présenter des variations d'intensité importantes, à l'échelle de la minute, voire de la seconde.</p> <p>De plus, les chercheurs ont pu ajuster la position des aurores de 2014 à l'aide de modèles d'ovales auroraux construits à partir du modèle du champ magnétique d'Uranus le plus récent. Cet ajustement a permis de retrouver la longitude des pôles magnétiques d'Uranus, perdue peu après leur découverte en 1986 par Voyager 2 en raison d'une grande incertitude sur la valeur de la période de rotation planétaire.</p> <p>L'extension de cet ajustement aux données de 2011 et de 1986 pourrait permettre de mettre à jour la valeur de la période de rotation d'Uranus avec une précision extrême et d'apporter une contrainte plus fine sur les modèles de formation planétaire.</p> <dl class='spip_document_2330 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:517px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/uranus_magnetosphere.png' rel="portfolio" title='Configuration de la magnétosphère d'Uranus au solstice et à l'équinoxe' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/uranus_magnetosphere-359d7-0632e.png?1685637806' width='500' height='331' alt="Configuration de la magnétosphère d'Uranus au solstice et à l'équinoxe" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Configuration de la magnétosphère d'Uranus au solstice et à l'équinoxe</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédit : F. Bagenal/LASP, Boulder.</p><small></small></dd> </dl> <h3 class="spip">Référence</h3> <p>Ce travail de recherche fait l'objet d'un article intitulé « Uranus' aurorae past equinox », publié dans la revue <i>Journal of Geophysical Research</i>, le 3 avril 2017.<br class='manualbr' />doi : 10.1002/2017JA023918</p> <ul class="spip"><li> <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2017JA023918/full" class='spip_out' rel='external'>http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2017JA023918/full</a></li></ul><h3 class="spip">Contact LESIA</h3><ul class="spip"><li> <a href="#" title="laurent.lamy..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('laurent.lamy,6a8584081a7e7,obspm.fr',',6a8584081a7e7,'); return false;" class='spip_mail'>Laurent LAMY</a></li></ul><ul class="spip"><li> <a href="#" title="renee.prange..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('renee.prange,6a8584081a86f,obspm.fr',',6a8584081a86f,'); return false;" class='spip_mail'>Renée PRANGÉ</a></li></ul><h3 class="spip">Pour en savoir plus</h3><ul class="spip"><li> <a href="http://blogs.agu.org/geospace/2017/04/03/untangling-uranuss-topsy-turvymagnetosphere/" class='spip_out' rel='external'>Site de l'American Geophysical Union</a></li></ul><ul class="spip"><li> <a href="https://www.spacetelescope.org/images/potw1714a/" class='spip_out' rel='external'>Image du jour “Hubble Space Telescope”</a></li></ul></div> L'effondrement d'une falaise dévoile la composition primitive de la comète 67P https://lesia.obspm.fr/L-effondrement-d-une-falaise.html https://lesia.obspm.fr/L-effondrement-d-une-falaise.html 2017-03-31T10:38:24Z text/html fr Agnès Fave <p>Dans une étude publiée dans Nature Astronomy le 21 mars 2017, une équipe scientifique internationale, comprenant des chercheurs du LESIA, établit un lien précis entre un sursaut d'activité de la comète 67P Churyumov–Gerasimenko et l'effondrement d'une falaise qui expose le matériel interne de la comète, matériel primordial et riche en glace. Plusieurs sursauts d'activité de courte durée ont été observés par Rosetta pendant les deux années d'observation rapprochée entre 2014 et 2016. A l'aide d'observations (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton995-23338.jpg?1685637806' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Dans une étude publiée dans Nature Astronomy le 21 mars 2017, une équipe scientifique internationale, comprenant des chercheurs du LESIA, établit un lien précis entre un sursaut d'activité de la comète 67P Churyumov–Gerasimenko et l'effondrement d'une falaise qui expose le matériel interne de la comète, matériel primordial et riche en glace.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Plusieurs sursauts d'activité de courte durée ont été observés par Rosetta pendant les deux années d'observation rapprochée entre 2014 et 2016.</p> <p>A l'aide d'observations réalisées le 10 juillet 2015 par la caméra de navigation de Rosetta, une équipe scientifique internationale comprenant des chercheurs du LESIA a pu faire le lien pour la première fois entre un sursaut d'activité et l'effondrement d'une falaise.</p> <dl class='spip_document_2324 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/image-haute-definition-effondrement.jpg' rel="portfolio" title='Image haute définition de l'effondrement' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH366/image-haute-definition-effondrement-289de-eb546.jpg?1685637807' width='500' height='366' alt="Image haute définition de l'effondrement" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Image haute définition de l'effondrement</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>L'image haute définitiTchourioumov-Guérassimenon permet de distinguer nettement ce matériau glacé fraîchement exposé sur la paroi de la falaise située à 134 mètres de haut. Il est six fois plus brillant que les terrains très sombres de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.<br class='manualbr' />© Rosetta, ESA</p><small></small></dd> </dl> <p>L'étude parue dans <i>Nature Astronomy</i> porte sur une région de la comète, nommée Aswan.</p> <p>Aswan avait été choisi en 2014 comme un des potentiels sites d'atterrissage de Philae ; il est situé sur le gros lobe de la comète dans la région Seth, face à Hapi.</p> <p>L'effondrement de la falaise s'est produit à partir d'une fracture d'environ 70 m de longueur et de 1 m d'épaisseur qui avait déjà été observée à partir de septembre 2014 sur le plateau d'Aswan.</p> <p>Cinq jours après le sursaut d'activité du 10 juillet 2015, grâce aux images du système d'imagerie OSIRIS, les chercheurs ont repéré une région très brillante et enrichie en glace d'eau fraichement exposée sur la paroi de la falaise de 134 m de haut, là où avant il y avait la fracture.</p> <p>L'éboulement a produit environ 2 000 tonnes de matériel et la formation d'un talus avec de nouveaux rochers qui ont principalement une taille comprise entre 1,5 et 3 m.</p> <h3 class="spip">L'effondrement de la falaise d'Aswan</h3> <p>L'événement a donc fourni une occasion unique d'étudier la glace d'eau primordiale qui est présente à l'intérieur de la comète et habituellement recouverte par une épaisse couche de poussière qui s'amincit quand la comète s'approche au périhélie (voir le communiqué "<a href='https://lesia.obspm.fr/Glace-carbonique-et-glace-d-eau.html' class='spip_in'>Glace carbonique et glace d'eau sur la comète de Rosetta</a>" de novembre 2016).</p> <p>En effet, le nouveau matériel exposé est au moins six fois plus brillant que les terrains sombres typiques de la comète 67P et il est enrichi en glace d'eau.</p> <p>Des images prises successivement ont montré l'évolution de la réflectance de la falaise, liée à la sublimation progressive des volatiles, qui a diminué d'un facteur 2, en décembre 2015 jusqu'à la sublimation quasi totale de la glace d'eau exposé en août 2016.</p> <dl class='spip_document_2323 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/falaise-2.jpg' rel="portfolio" title='La falaise d'Aswan avant et après l'effondrement' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH503/falaise-2-46e0a-463b5.jpg?1685637807' width='500' height='503' alt="La falaise d'Aswan avant et après l'effondrement" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>La falaise d'Aswan avant et après l'effondrement</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Images NAC prises à différentes échelles spatiales (0,1-0,5 m / pixel) montrant la falaise d'Aswan et la fracture avant (a, b, d et e) et après (c-f) l'effondrement. Le cercle blanc montre le même rocher dans toutes les images. Les flèches blanches montrent la fracture avant l'effondrement et le nouveau bord de la falaise après l'effondrement. <br class='manualbr' />© ESA/Rosetta/NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 ; ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA</p><small></small></dd> </dl> <p>A partir de la distribution en taille de nouveaux rochers créés par l'éboulement de la falaise, les chercheurs ont estimé que 99% des débris se sont distribués au pied de la falaise et que 1% du matériel s'est sublimé dans l'espace.</p> <p>L'éboulement de la falaise a eu lieu pendant la nuit cométaire et il a été produit par la fatigue thermique progressive qui a propagé les fractures de la surface aux premières couches sous-surfaciques, produisant un affaiblissement progressif du matériel superficiel jusqu'à en déclencher l'effondrement.</p> <p>La fatigue thermique est associée aux importantes variations de température diurne et saisonnières de la comète qui mènent à la fracturation du matériel superficiel.</p> <p>Les chercheurs estiment que l'effet cumulatif conduit par de forts gradients thermiques pourrait être l'un des facteurs d'affaiblissement les plus importants du matériel cométaire et l'origine de plusieurs sursauts d'activité.</p> <p> <br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2325 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:300px; clear:none; width: 45%;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/a-2.jpg' rel="portfolio" title='Image de référence de la comète 67P avant le sursaut d'activité vue le 10 juillet 2015' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH279/a-2-a3969-46869.jpg?1684227083' width='300' height='279' alt="Image de référence de la comète 67P avant le sursaut d'activité vue le 10 (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Image de référence de la comète 67P avant le sursaut d'activité vue le 10 juillet 2015</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© ESA/Rosetta/NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 ; ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_2326 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:300px; clear:none; width: 45%;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/b-2.jpg' rel="portfolio" title='Vue de la comète 67P pendant le sursaut d'activité le 10 juillet 2015' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH273/b-2-cebc4-1e262.jpg?1684227083' width='300' height='273' alt="Vue de la comète 67P pendant le sursaut d'activité le 10 juillet (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Vue de la comète 67P pendant le sursaut d'activité le 10 juillet 2015</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© ESA/Rosetta/NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 ; ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA</p><small></small></dd> </dl> <p><br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2327 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:300px; clear:none; width: 45%;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/c-2.jpg' rel="portfolio" title='Image prise avec la caméra NAC-OSIRIS montrant le matériel primordial et brillant fraichement exposé sur la paroi de la falaise' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH279/c-2-fdafa-4708b.jpg?1684227083' width='300' height='279' alt="Image prise avec la caméra NAC-OSIRIS montrant le matériel primordial et (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Image prise avec la caméra NAC-OSIRIS montrant le matériel primordial et brillant fraichement exposé sur la paroi de la falaise</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© ESA/Rosetta/NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 ; ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_2328 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:300px; clear:none; width: 45%;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/d-2.jpg' rel="portfolio" title='Image du 12 décembre 2015 avec réflectance de la région brillante qui a diminué d'un facteur 2' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L300xH274/d-2-a7311-eaaee.jpg?1684227083' width='300' height='274' alt="Image du 12 décembre 2015 avec réflectance de la région brillante qui a (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Image du 12 décembre 2015 avec réflectance de la région brillante qui a diminué d'un facteur 2</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© ESA/Rosetta/NavCam – CC BY-SA IGO 3.0 ; ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA</p><small></small></dd> </dl> <p><br class="nettoyeur"></p> <h3 class="spip">Référence</h3><ul class="spip"><li> Pajola, M. et al., "The pristine interior of comet 67P revealed by the combined Aswan outburst and cliff collapse", <i>Nature Astronomy</i>, Volume 1, id. 0092 (2017)</li></ul><h3 class="spip">Pour en savoir plus</h3><ul class="spip"><li> “<a href="http://www.aanda.org/articles/aa/abs/2016/08/aa27865-15/aa27865-15.html" class='spip_out' rel='external'>Aswan site on comet 67P/Churyumov-Gerasimenko : Morphology, boulder evolution, and spectrophotometry</a>” par M. Pajola et al, publié dans <i>Astronomy & Astrophysics</i>, Août 2016 <i>(en anglais)</i>.</li></ul><ul class="spip"><li> Communiqué de l'INSU : "<a href="http://www.insu.cnrs.fr/node/6403" class='spip_out' rel='external'>Rosetta : de nombreux changements détectés à la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko</a>", 29 mars 2017</li></ul><ul class="spip"><li> "<a href="http://science.sciencemag.org/content/355/6332/1392" class='spip_out' rel='external'>Surface changes on comet 67P/Churyumov-Gerasimenko suggest a more active past</a>", M. Ramy El-Maarry, et 55 collègues, DOI : 10.1126, <i>Science</i>, paru le 21 mars 2017 <i>(en anglais)</i>.</li></ul><h3 class="spip">Contact LESIA</h3><ul class="spip"><li> <a href="#" title="sonia.fornasier..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('sonia.fornasier,6a85840824d88,obspm.fr',',6a85840824d88,'); return false;" class='spip_mail'>Sonia Fornasier</a></li></ul></div> L'ESA donne son feu vert à ADS pour construire JUICE https://lesia.obspm.fr/L-ESA-donne-son-feu-vert-a-ADS.html https://lesia.obspm.fr/L-ESA-donne-son-feu-vert-a-ADS.html 2017-03-21T13:28:48Z text/html fr Agnès Fave <p>Le 16 mars 2017, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a validé la proposition technique de Airbus Defence and Space (ADS) pour la plateforme système de la mission JUICE (Jupiter Icy Moon Orbiter). ADS peut maintenant se lancer dans la construction du satellite. Le concept de plateforme présenté par ADS répond aux besoins en performances de mesure (pointage, compatibilité électrique et magnétique, puissance utile, stockage à bord et débit de données…), et aux fortes contraintes d'environnement (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton994-5addf.jpg?1685637807' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Le 16 mars 2017, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a validé la proposition technique de Airbus Defence and Space (ADS) pour la plateforme système de la mission JUICE (Jupiter Icy Moon Orbiter). ADS peut maintenant se lancer dans la construction du satellite.</p></div> <div class='rss_texte'> <dl class='spip_document_2320 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:250px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/juice_jupiter_galilean_moons_pia00600_625.jpg' rel="portfolio" title='Jupiter et les quatre lunes galiléennes' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH356/juice_jupiter_galilean_moons_pia00600_625-7b612-ca481.jpg?1684227234' width='250' height='356' alt="Jupiter et les quatre lunes galiléennes" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Jupiter et les quatre lunes galiléennes</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Ce "portrait de famille" montre une compositition d'images de Jupiter, y compris sa Grande Tache Rouge, et ses quatre plus grandes lunes. De haut en bas, les lunes sont Io, Europa, Ganymède et Callisto. Europa a presque la même taille que la lune de la Terre, tandis que Ganymède, la plus grande lune du Système solaire, est plus grande que la planète Mercure.<br class='manualbr' />Copyright : NASA/JPL/DLR</p><small></small></dd> </dl> <p>Le concept de plateforme présenté par ADS répond aux besoins en performances de mesure (pointage, compatibilité électrique et magnétique, puissance utile, stockage à bord et débit de données…), et aux fortes contraintes d'environnement (radiation, protection planétaire, environnement ionisé...)</p> <p>Le lancement de la mission JUICE est prévu pour 2022, avec une arrivée à Jupiter en 2029. JUICE explorera le système jovien pendant trois ans et demi, permettant l'observation de l'atmosphère turbulente de Jupiter, de sa gigantesque magnétosphère, de ses fins anneaux et de ses lunes glacées. JUICE survolera à plusieurs reprises les lunes Europe, Ganymède et Callisto, qui pourraient toutes abriter des océans d'eau liquide sous leurs croûtes glacées, et peut-être aussi des environnements favorables à la vie. La mission JUICE embarquera 10 suites scientifiques de pointe qui permettront une étude complète du système jovien.</p> <p>Le LESIA est impliqué dans la définition et à la construction de trois instruments sur la mission JUICE : MAJIS (spectro imageur infrarouge), RPWI (instrument radio et onde plasma) et SWI (instrument micro-onde).</p> <h3 class="spip">Pour en savoir plus</h3><ul class="spip"><li> <a href="http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ESA_s_Jupiter_mission_moves_off_the_drawing_board" class='spip_out' rel='external'>Communiqué sur le site de l'ESA</a> (en anglais)</li></ul><ul class="spip"><li> <a href='https://lesia.obspm.fr/Mission-JUICE-Laplace-ESA.html' class='spip_in'>La mission JUICE/Laplace</a> sur le site du LESIA</li></ul></div> Tribute to Michel Combes (1939-2017) https://lesia.obspm.fr/Tribute-to-Michel-Combes-1939-2017.html https://lesia.obspm.fr/Tribute-to-Michel-Combes-1939-2017.html 2017-03-13T09:10:02Z text/html en <p>Michel Combes passed away on March 9, following a week of hospitalization. As a former Director of DESPA and a former President of Paris Observatory, Michel has played a major role in the life of the laboratory, the Observatory, and, beyond, in the development of planetology and of astronomical instrumentation in France. As a former student of the Institut d'Optique in Paris, Michel joins the Observatory in the early 1960s, in the group of the Electronic Camera chaired by André Lallemand. (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton992-9a434.jpg?1684227314' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Michel Combes passed away on March 9, following a week of hospitalization. As a former Director of DESPA and a former President of Paris Observatory, Michel has played a major role in the life of the laboratory, the Observatory, and, beyond, in the development of planetology and of astronomical instrumentation in France.</p></div> <div class='rss_texte'><p>As a former student of the Institut d'Optique in Paris, Michel joins the Observatory in the early 1960s, in the group of the Electronic Camera chaired by André Lallemand. In 1969, following a sabbatical year of S. I. Rasool, a specialist of planetary space exploration at NASA, in Paris, Michel plays a major role in the establishment of a planetology group at the Observatory, hosted within the Department of Solar Physics.</p> <p>Mainly interested in optics, Michel is convinced that new projects in astronomy require instrumental innovation. With James Lequeux, he puts forward several suggestions for innovative solutions for the CFH telescope, but these suggestions are probably too innovative to be accepted at the time. In 1973, he leads a campaign in South Africa to observe the occultation of the star Beta Scorpio by Jupiter. This successful experiment makes possible the retrieval of the thermal structure in the stratosphere of Jupiter. In parallel, Michel works on the development of a Fourier Transform spectrometer operating in the thermal infrared, devoted to the spectral analysis of Jupiter. This instrument, ROMEO I, was flown on the Kuiper Airborne Observatory in 1973, and has been mounted on several occasions on the 2,20m telescope of the University of Hawaii and the 3,60m telescope of ESO in La Silla. Another more sophisticated instrument, ROMEO II, will also be operating in La Silla in the early 1980s.</p> <p>The 1980s are the decade of Comet Halley's apparition ; Michel wants to take advantage of this unique opportunity. With Tobias Owen in the US and Vassili Moroz in Moscow, Michel thinks of a new instrument for a novel observation, the near infrared emission of comets. To develop this space instrument, Michel manages a successful transfer of the “Groupe Planètes” for inclusion in DESPA, the Space Research Department of Paris Observatory, headed by Jean-Louis Steinberg. With several colleagues from LPSP and CSNSM at Orsay, Michel works on the development of an instrument – IKS - which must be realized in a very short time, and becomes its Principal Investigator. This successful experiment, launched on the Soviet probes Vega 1 and Vega 2, has led to the first measurement of the temperature of a cometary nucleus, and the detection of several parent molecules outgassed from the nucleus.</p> <p>In the mid-1980s, Michel becomes the Director of DESPA and makes possible its enlargement with the merging of the Groupe Infrarouge Spatial. He drives the laboratory toward the development of one of the two channels of the ISOCAM camera of the Infrared Space Observatory (ISO) of ESA. In parallel, the planetology group gets involved in space projects of planetary infrared sounding. This is the beginning of a series of infrared imaging spectrometers conceived and developed at DESPA, in partnership with IAS in Orsay and several international laboratories. The first ones are devoted to the exploration of Mars, with ISM/PHOBOS and OMEGA/Mars-96 in partnership with Russia, finally installed on ESA/Mars Express after the failure of Mars-96. These instruments inspired the imaging spectrometers of Cassini/Huygens, Rosetta and Venus Express. All instruments and sub-systems built in DESPA will operate successfully, in particular aboard the Mars Express probe still in orbit around Mars.</p> <p>After Pierre Charvin's decease in 1990, Michel becomes the Director of Paris Observatory. This duty allows him to express his remarkable human and international relationship qualities, based on his excellent knowledge of men and institutions that he has acquired, in particular, at the National Bureau of the Syndicat National de l'Enseignement Supérieur in the 1960s. As a President, Michel initiates a re-organization of the scientific departments of the Observatory, a delicate task that raises debates and controversies. Michel takes decisions in the respect of all persons and viewpoints. In 1994, the department of millimeter astronomy (DEMIRM) joins the Paris site. In 1996, the computer section of the Bureau des Longitudes joins the Observatory as a new department, IMCCE. n 1998, the Data Processing Center (CAI) joins the Department of Stellar Astronomy (DASGAL). These are the first steps of a global restructuration of the scientific departments, which will be completed later in the early 2000, with Pierre Couturier as the next President.</p> <p>In spite of his heavy administrative duties, Michel continues to follow the development of infrared space projects at DESPA, in particular the stellar photometry experiment EVRIS, which is part of the payload of the Russian Mars-96 mission with OMEGA. After the failure of the Mars-96 spacecraft just after launch, both EVRIS and OMEGA will be rebuilt in other contexts. Still under the PI-ship of Annie Baglin, EVRIS will become the French mission CoRoT, the first space mission devoted to stellar seismology and to the search for exoplanets. OMEGA is rebuilt as part of the payload of the European mission Mars Express, still under the PI-ship of Jean-Pierre Bibring at IAS. Later, in collaboration with the team led by Angioletta Coradini at INAF-IAPS in Rome, and with other European partners, the VIRTIS-H instrument will be flown on two other European missions, Rosetta and Venus Express.</p> <p>In 1999, after two mandates, Michel comes back to DESPA to work with Loïc Vapillon on the analysis of images of Titan recorded from the ground with adaptive optics. He is also involved in teaching activities regarding optics. He remains involved in activities dealing with Research and Development, and with the development of instrumental concepts. He also becomes more and more involved in outreach activities within the Service of Communication of the Observatory, as well as within the team working on History of Sciences with his friend Jean Eisenstadt. He will continue these two activities until the end of his life.</p> <p>Michel will be deeply missed by his friends and colleagues. Thanks to his strong personality, his acute sense of politics, his engagement toward society, his sense of organization and dialog, he has played a major role in the field of planetology but also at the level of the Observatory and beyond. Michel was a leader with a strong sense of responsibility, respectful of his collaborators. He had a very strong capability for bringing teams together – scientists, engineers, technicians, administrative employees – and to make them work together towards a common objective. A close friend of Jean-Louis Steinberg, he has been, like him, a major actor in the development of DESPA – now LESIA. We wish to express our deepest sympathy to Michel's daughter Isabelle and to his family.</p> <p>Thérèse Encrenaz, Annie Baglin et James Lequeux</p> <p> <br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2318 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/m-combes-1990.jpg' rel="portfolio" title='Michel Combes in 1990' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH184/m-combes-1990-9a5c9-22b91.jpg?1684227315' width='250' height='184' alt="Michel Combes in 1990" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Michel Combes in 1990</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© Observatoire de Paris/LESIA</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_2317 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/michel-combes_cinquantenaire_lesia.jpg' rel="portfolio" title='Michel Combes during the fiftieth anniversary of LESIA, October 3, 2013' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH166/michel-combes_cinquantenaire_lesia-3ca4c-03072.jpg?1684227315' width='250' height='166' alt="Michel Combes during the fiftieth anniversary of LESIA, October 3, (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Michel Combes during the fiftieth anniversary of LESIA, October 3, 2013</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>© Observatoire de Paris/LESIA, photo S. Cnudde</p><small></small></dd> </dl> <p><br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2319 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/m-combes-r-m-bonnet_2016-06-03.jpg' rel="portfolio" title=' Michel Combes and Roger-Maurice Bonnet, June 3, 2016' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH166/m-combes-r-m-bonnet_2016-06-03-fc799-7febd.jpg?1684227315' width='250' height='166' alt="Michel Combes and Roger-Maurice Bonnet, June 3, 2016" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong> Michel Combes and Roger-Maurice Bonnet, June 3, 2016</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>During the ceremony in tribute to Jean-Louis Steinberg, in the "Salle Cassini" of the Paris Observatory<br class='manualbr' />© Observatoire de Paris/LESIA, photo S. Cnudde</p><small></small></dd> </dl> <p></p></div> Hommage à Michel Combes (1939-2017) https://lesia.obspm.fr/Hommage-a-Michel-Combes-1939-2017.html https://lesia.obspm.fr/Hommage-a-Michel-Combes-1939-2017.html 2017-03-13T09:08:36Z text/html fr <p>Michel Combes nous a quittés le 9 mars, au terme d'une brève hospitalisation. Ancien directeur du DESPA et ancien président de l'Observatoire de Paris, Michel a joué un rôle majeur dans l'évolution du laboratoire, dans l'essor de la planétologie en France et plus largement dans l'Observatoire et dans l'instrumentation en astronomie. Ancien élève de l'Institut d'Optique, Michel intègre l'Observatoire au début des années 1960, dans le groupe de la Caméra Electronique que dirige alors André Lallemand. En 1969, (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton991-a82c2.jpg?1684266625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Michel Combes nous a quittés le 9 mars, au terme d'une brève hospitalisation. Ancien directeur du DESPA et ancien président de l'Observatoire de Paris, Michel a joué un rôle majeur dans l'évolution du laboratoire, dans l'essor de la planétologie en France et plus largement dans l'Observatoire et dans l'instrumentation en astronomie.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Ancien élève de l'Institut d'Optique, Michel intègre l'Observatoire au début des années 1960, dans le groupe de la Caméra Electronique que dirige alors André Lallemand. En 1969, suite au séjour à Paris de S. I. Rasool, impliqué à la NASA dans l'exploration spatiale planétaire, Michel joue un rôle crucial dans la création à l'Observatoire d'un nouveau groupe de planétologie , le « Groupe Planètes », alors hébergé au Département de Physique Solaire qui deviendra ensuite le DASOP.</p> <p>Opticien dans l'âme, Michel est convaincu que les nouveaux projets doivent s'appuyer sur des innovations instrumentales. Avec James Lequeux, il propose des solutions novatrices pour le télescope Canada-France-Hawaii, mais probablement trop novatrices pour qu'elles aient pu être adoptées. En 1973, il monte une campagne en Afrique du Sud pour observer l'occultation de l'étoile Beta Scorpio par Jupiter. L'expérience est un plein succès, et permet pour la première fois une analyse de la structure thermique de la stratosphère de Jupiter. En parallèle, il travaille au développement d'un spectromètre à Transformée de Fourier dans l'infrarouge thermique, dédié à l'analyse spectroscopique de Jupiter. C'est l'instrument ROMEO I qui sera embarqué sur le Kuiper Airborne Observatory en 1973, et qui sera monté à plusieurs reprises sur le télescope de 2,20m de l'Université de Hawaii et sur le 3,60m de l'ESO à La Silla. Il est suivi d'un autre instrument plus sophistiqué, ROMEO II, qui fonctionnera lui aussi à La Silla au début des années 1980. Ces campagnes permettront d'analyser la composition de l'atmosphère de Jupiter et d'en déterminer les rapports d'abondance, permettant ainsi de contraindre les modèles de formation de la planète.</p> <p>La décennie 1980 est celle de l'apparition de la Comète de Halley ; Michel souhaite tirer parti de cette opportunité unique. Avec Tobias Owen aux Etats-Unis et Vassili Moroz à Moscou, Michel soumet une proposition pour un nouvel instrument dédié à une observation inédite, celle de l'émission des comètes dans l'infrarouge proche. Pour réaliser cette expérience spatiale, Michel a fait en sorte que le Groupe Planètes rejoigne le DESPA, alors dirigé par Jean-Louis Steinberg. En collaboration avec plusieurs collègues du LPSP et du CSNSM à Orsay, Michel travaille au développement de cet instrument – IKS - qui doit être réalisé dans des délais très courts, et en devient le responsable scientifique. Cette expérience, lancée sur les sondes soviétiques Vega 1 et Vega 2, sera un plein succès, avec la première mesure de la température du noyau et la détection de nouvelles molécules-mères issues du noyau.</p> <p>Dans le milieu des années 1980, Michel prend la direction du DESPA et rend possible son élargissement avec l'insertion du Groupe Infrarouge Spatial. Il embarque alors le laboratoire dans la réalisation de l'une des voies de la caméra ISOCAM de la mission Infrared Space Observatory (ISO) de l'ESA. En parallèle, dans la continuité de l'expérience IKS, il engage l'équipe de planétologie vers des missions de sondage infrarouge planétaire. Ainsi naît une filière de spectro-imageurs infrarouges conçus et réalisés au DESPA, en partenariat avec l'IAS et d'autres laboratoires internationaux. Ils sont d'abord embarqués sur des missions martiennes avec les instruments ISM/PHOBOS puis OMEGA/Mars-96 avec la Russie, qui sera repris après l'échec de Mars 96 sur Mars Express. Ils inspireront les spectro-imageurs de Cassini/Huygens, de Rosetta et Venus Express. Tous les instruments et sous-systèmes développés au DESPA fonctionneront avec succès, en particulier ceux de la mission Mars Express, toujours en opération autour de Mars.</p> <p>Suite au décès de Pierre Charvin en janvier 1990, Michel assure sa succession à la présidence de l'Observatoire de Paris. Dans cette fonction, il donne la mesure de ses remarquables qualités humaines, et de sa connaissance des hommes et des institutions qu'il a notamment acquise en tant que membre du Bureau national du Syndicat National de l'Enseignement Supérieur dans les années 1960. A la présidence de l'Observatoire, le principal chantier de Michel Combes est l'initiation d'une restructuration des départements, une opération délicate qui suscite de nombreux débats et controverses. Michel arbitre les conflits dans le respect des personnes et des points de vue. Le département d'astronomie millimétrique, le DEMIRM, rejoint le site de Paris en 1994 ; le service de calcul du Bureau des Longitudes rejoint l'Observatoire (IMCCE) en 1996 ; le Centre d'Analyse d'Images (CAI) rejoint le DASGAL en 1998. Ce sont les premières étapes d'une vaste restructuration de l'ensemble des départements scientifiques de l'Observatoire, qui sera conclue sous la présidence de Pierre Couturier au début des années 2000. Lors de ses deux mandats à la présidence de l'Observatoire, Michel assure également la présidence du CNAP (Conseil National des Astronomes et Physiciens).</p> <p>Malgré ses lourdes charges administratives, il continue à accompagner le développement des projets spatiaux du DESPA et l'élargissement vers de nouveaux domaines, en particulier l'expérience de photométrie stellaire EVRIS embarquée avec OMEGA à bord de la mission russe Mars-96. Suite à l'échec de la mise en orbite de la sonde Mars-96, les expériences EVRIS et OMEGA seront redéveloppées dans un nouveau contexte. Toujours sous la responsabilité d'Annie Baglin, EVRIS deviendra la mission française CoRoT, première mission spatiale dédiée à la sismologie stellaire et l'exploration des exoplanètes ; OMEGA renaît dans le contexte de la mission européenne Mars Express, toujours sous la responsabilité scientifique de Jean-Pierre Bibring à l'IAS. Plus tard, en collaboration avec l'équipe d'Angioletta Coradini (INAF-IFSA) à Rome et d'autres partenaires européens, l'expérience VIRTIS-H sera embarquée sur deux missions européennes, Rosetta et Venus Express.</p> <p>En 1999, après ses deux mandats de présidence, il quitte la présidence et revient au DESPA pour travailler avec Loïc Vapillon à un projet scientifique qui lui tient à cœur, l'analyse des images de Titan obtenues par optique adaptative. Il se consacre à des tâches d'enseignement dans le domaine de l'optique. Il participe aussi à des actions de Recherche et Technologie concernant les spectro-imageurs infrarouges, et continue le suivi des développements instrumentaux. Il accompagne et épaule le Service de la Communication et contribue largement aux activités de l'équipe d'Histoire des Sciences aux côtés de son ami Jean Eisenstadt, activités qu'il assurera jusqu'à la fin de sa vie.</p> <p>La disparition de Michel laisse un grand vide parmi tous ses collègues et amis. Sa forte personnalité, sa clairvoyance politique aiguë, son engagement dans la société, son sens de l'organisation et du dialogue lui ont permis de jouer un rôle majeur dans le domaine de la planétologie mais aussi au niveau de l'Observatoire et au-delà. Michel était un responsable soucieux de ses collaborateurs et respectueux de leur point de vue. Toujours près des autres, pour lesquels il montrait une profonde empathie, il avait une très grande capacité à fédérer les équipes - chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs - et à les faire travailler ensemble dans la perspective d'un objectif commun. Grand ami de Jean-Louis Steinberg, il a été comme lui un élément essentiel dans le développement du DESPA, devenu le LESIA. Toutes nos pensées vont vers sa fille Isabelle et sa famille.</p> <p>Thérèse Encrenaz, Annie Baglin et James Lequeux</p> <p> <br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2318 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/m-combes-1990.jpg' rel="portfolio" title='Michel Combes en 1990' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH184/m-combes-1990-9a5c9-22b91.jpg?1684227315' width='250' height='184' alt="Michel Combes en 1990" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Michel Combes en 1990</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>Crédit Observatoire de Paris/LESIA</p><small></small></dd> </dl> <p> </p> <dl class='spip_document_2317 spip_documents spip_documents_right spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/michel-combes_cinquantenaire_lesia.jpg' rel="portfolio" title='Michel Combes lors du cinquantenaire du LESIA, le 3 octobre 2013' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH166/michel-combes_cinquantenaire_lesia-3ca4c-03072.jpg?1684227315' width='250' height='166' alt="Michel Combes lors du cinquantenaire du LESIA, le 3 octobre (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Michel Combes lors du cinquantenaire du LESIA, le 3 octobre 2013</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>Crédit Observatoire de Paris/LESIA, photo S. Cnudde</p><small></small></dd> </dl> <p><br class="nettoyeur"> </p> <dl class='spip_document_2319 spip_documents spip_documents_left spip_documents_image' style='width:250px; clear:none;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/m-combes-r-m-bonnet_2016-06-03.jpg' rel="portfolio" title=' Michel Combes et Roger-Maurice Bonnet le 3 juin 2016' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L250xH166/m-combes-r-m-bonnet_2016-06-03-fc799-7febd.jpg?1684227315' width='250' height='166' alt="Michel Combes et Roger-Maurice Bonnet le 3 juin 2016" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong> Michel Combes et Roger-Maurice Bonnet le 3 juin 2016</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif' style='clear: none;'><p>Photo prise lors de la cérémonie en hommage à Jean-Louis Steinberg, dans la Salle Cassini de l'Observatoire de Paris<br class='manualbr' />Crédit Observatoire de Paris/LESIA, photo S. Cnudde</p><small></small></dd> </dl> <p></p></div> Hommage du LESIA à Toby Owen https://lesia.obspm.fr/Hommage-du-LESIA-a-Toby-Owen.html https://lesia.obspm.fr/Hommage-du-LESIA-a-Toby-Owen.html 2017-03-08T09:10:00Z text/html fr Yann Clénet <p>Tobias Owen – “Toby” pour ses collègues et amis – s'est éteint le 5 mars à Sacramento, à l'âge de 80 ans. Avec lui disparaît un scientifique exceptionnel, pionnier de l'exploration du système solaire, et un homme d'un charisme exemplaire. Les relations de Toby avec l'Observatoire de Paris remontent au tout début des années 1970. Alors professeur à l'Université de Stony Brook (NY), il a participé activement au développement du jeune groupe de planétologie qui s'est créé à l'Observatoire. Avec Daniel Gautier, (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton989-9bb29.png?1685637808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Tobias Owen – “Toby” pour ses collègues et amis – s'est éteint le 5 mars à Sacramento, à l'âge de 80 ans. Avec lui disparaît un scientifique exceptionnel, pionnier de l'exploration du système solaire, et un homme d'un charisme exemplaire.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les relations de Toby avec l'Observatoire de Paris remontent au tout début des années 1970. Alors professeur à l'Université de Stony Brook (NY), il a participé activement au développement du jeune groupe de planétologie qui s'est créé à l'Observatoire. Avec Daniel Gautier, Catherine de Bergh, Michel Combes et Thérèse Encrenaz, il a initié de nombreux projets de recherche autour de la composition et la structure des atmosphères planétaires, tant dans le domaine de l'exploration spatiale que dans celui des observations depuis le sol. Il a joué un rôle déterminant dans l'analyse des missions Viking sur Mars et Voyager vers les quatre planètes géantes. Avec Jean-Pierre Maillard et les planétologues français, il s'est fortement investi dans l'exploitation des données du spectromètre à Transformée de Fourier du télescope Canada-France-Hawaii, et a ainsi fait une série de découvertes de premier plan, notamment sur l'abondance du deutérium dans le système solaire. Dans une approche visionnaire et multidisciplinaire de la planétologie, Toby a développé de multiples recherches sur toutes les familles d'objets du système solaire, planètes, satellites et comètes, en utilisant tous les domaines de longueur d'onde, depuis le sol et l'espace.</p> <p>Au début des années 1980, Toby Owen, avec Daniel Gautier et Wing Ip, a travaillé au développement d'une mission internationale, portée à la fois par les Etats-Unis et l'Europe, dédiée à l'exploration de Saturne et Titan. Ce projet allait devenir la mission Cassini-Huygens, lancée en 1997 et toujours en opération autour de Saturne. Riche de découvertes multiples sur la planète Saturne, ses satellites et ses anneaux, cette mission constitue une réussite exceptionnelle en terme de coopération scientifique entre différentes agences spatiales.</p> <p>Au-delà de l'exploration des objets du système solaire, Toby a aussi très tôt manifesté son intérêt pour les problèmes liés à l'origine de la vie et la recherche de la vie extraterrestre, des domaines de recherche qui allaient exploser dans les décennies suivantes. Avec Donald Goldsmith et David Morrison respectivement, il a notamment écrit deux ouvrages, réédités deux fois depuis leur première publication. Il a reçu de multiples distinctions et en particulier, en 2009, le prestigieux Prix Gerard P. Kuiper de la Division des Sciences Planétaires de l'American Astronomical Society.</p> <p>Avec ses collègues et amis français, à l'Observatoire de Paris et au-delà, Toby a noué des liens très forts de coopération scientifique et aussi d'amitié. Au début des années 2000, Toby a été membre du Haut Comité Scientifique de l'Observatoire de Paris. En 2006, avec Daniel Gautier et Jean-Pierre Lebreton, il a reçu le Grand Prix Marcel Dassault de l'Académie des Sciences. En 2007, il a été nommé Docteur Honoris Causa de l'Observatoire de Paris. Fervent partisan du rapprochement des communautés scientifiques au-delà des frontières, il a fait de multiples séjours en France où il comptait des amis très proches, en particulier Antonella Barucci et Marcello Fulchignoni. Son départ laisse un énorme vide auprès de ses amis qui n'oublieront pas sa générosité, sa disponibilité et sa gentillesse, son sens de l'humour, sa simplicité et sa modestie. Tous les collègues et amis de Toby, au LESIA et à l'Observatoire de Paris, souhaitent exprimer leurs plus profondes condoléances à son épouse Natasha et sa famille.</p> <p>Thérèse Encrenaz, Catherine de Bergh, Antonella Barucci, Marcello Fulchignoni, Jean-Pierre Lebreton</p></div> Tribute from LESIA to Toby Owen https://lesia.obspm.fr/Tribute-from-LESIA-to-Toby-Owen.html https://lesia.obspm.fr/Tribute-from-LESIA-to-Toby-Owen.html 2017-03-07T10:26:50Z text/html en Yann Clénet <p>Tobias Owen – « Toby » for his friends and colleagues – passed away on March 5, in Sacramento, at the age of 80. He was an exceptional scientist, a pioneer in planetary exploration, and also a man of outstanding charisma. Toby's relationship with Paris Observatory goes back to the early beginning of the 1970s. While he was a professor at Sony Brook University (NY), he played a very active role in the development of the young planetology group at the Observatory. With Daniel Gautier, Catherine (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton990-b90e9.png?1685637808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Tobias Owen – « Toby » for his friends and colleagues – passed away on March 5, in Sacramento, at the age of 80. He was an exceptional scientist, a pioneer in planetary exploration, and also a man of outstanding charisma.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Toby's relationship with Paris Observatory goes back to the early beginning of the 1970s. While he was a professor at Sony Brook University (NY), he played a very active role in the development of the young planetology group at the Observatory. With Daniel Gautier, Catherine de Bergh, Michel Combes and Thérèse Encrenaz, he initiated many research projects around the composition and structure of planetary atmospheres, using space exploration and ground-based observations. He played a major role in the analysis of space data from the Viking mission to Mars and the Voyager missions to the giant planets. With Jean-Pierre Maillard and the French planetology group, he made a series of major discoveries, in particular about the deuterium abundance in the solar system. In a visionary and multidisciplinary approach, he developed numerous research projects on all families of solar system objects, planets, satellites and comets, using all wavelength spectral ranges, from ground and space.</p> <p>In the early 1980s, with Daniel Gautier and Wing Ip, Toby became deeply involved in the development of an international space mission, jointly led by the United States and Europe, devoted to the exploration of Saturn and Titan. This project finally became the Cassini-Huygens mission, launched in 1997 and still in operation around Saturn. Beyond its exceptional scientific return, this mission has been an exemplary success in terms of international cooperation between different space agencies.</p> <p>In addition to his interest in planetology, Toby early developed interest for the origin of life and the search for extraterrestrial life, a research area that has exploded over the past decades. With Donald Goldsmith and David Morrisson respectively, he published two books on this subject, both now in their third edition. He received many honors and awards, including, in 2009, the prestigious Kuiper Prize of the Division of Planetary Sciences of the American Astronomical Society.</p> <p>With his French friends and colleagues, at Paris Observatory and beyond, Toby has developed very strong links of scientific cooperation and friendship. In the early 2000s, he joined the High Scientific Council of Paris Observatory. In 2006, with Daniel Gautier and Jean-Pierre Lebreton, he received the Grand Prix Marcel Dassault of the French Academy of Sciences. In 2007, he became Doctor Honoris Causa of Paris Observatory. Toby was strongly in favor of bringing together scientific communities beyond national frontiers. He made numerous visits in France where he had very close friends, in particular Antonella Barucci and Marcello Fulchignoni. He will be deeply missed by all his friends and colleagues, who will remember his generosity, his availability, his kindness, his simplicity and modesty. All his friends and colleagues, at LESIA and at Paris Observatory, want to express their deepest sympathy to his wife Natasha and his family.</p> <p>Thérèse Encrenaz, Catherine de Bergh, Antonella Barucci, Marcello Fulchignoni, Jean-Pierre Lebreton</p></div> Publication du recueil en hommage à Jean-Louis Steinberg https://lesia.obspm.fr/Publication-du-recueil-en-hommage.html https://lesia.obspm.fr/Publication-du-recueil-en-hommage.html 2017-02-06T13:30:55Z text/html fr - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton986-5089f.jpg?1685637808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_texte'><p> </p></div> Le projet SuperCam passe avec succès sa CDR et débute ses intégrations https://lesia.obspm.fr/Le-projet-SuperCam-passe-avec.html https://lesia.obspm.fr/Le-projet-SuperCam-passe-avec.html 2017-01-25T08:21:45Z text/html fr Agnès Fave <p>Le projet SuperCam a passé avec succès sa Critical Design Review les 7, 8 et 9 décembre 2016 au Los Alamos National Laboratory (LANL) dans le Nouveau Mexique. SuperCam est un instrument hispano-franco-américain qui partira sur Mars en 2020 à bord du Rover Mars2020 de la NASA. Il a pour objectif de déterminer la composition élémentaire et minéralogique des roches martiennes et de détecter la présence éventuelle de matière organique. Pour ce faire, il regroupe un laser, un télescope et sa table (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton982-91bf8.png?1684227508' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Le <a href='https://lesia.obspm.fr/SuperCam-sur-Mars-2020.html' class='spip_in'>projet SuperCam</a> a passé avec succès sa <i>Critical Design Review</i> les 7, 8 et 9 décembre 2016 au Los Alamos National Laboratory (LANL) dans le Nouveau Mexique. SuperCam est un instrument hispano-franco-américain qui partira sur Mars en 2020 à bord du Rover Mars2020 de la NASA. Il a pour objectif de déterminer la composition élémentaire et minéralogique des roches martiennes et de détecter la présence éventuelle de matière organique. Pour ce faire, il regroupe un laser, un télescope et sa table d'autofocus, des spectromètres UV, visible et infrarouge, une caméra couleur et un microphone.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Après une sélection en juillet 2014, un début des activités en septembre 2014, et une <i>Preliminary Design Review</i> passée avec succès en 2015, c'est une nouvelle étape-clé franchie avec succès par le projet SuperCam. Les équipes du LESIA, intégrées dans le consortium des quatre laboratoires français (IRAP, LAB, LATMOS, LESIA) mené par l'IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) qui réalise la contribution française en étroite collaboration avec le CNES, ont pleinement contribué à ce succès.</p> <p>Le LESIA a participé au design optique, mécanique et thermique de l'instrument, à la réalisation et aux tests des modèles de développement. Avec nos partenaires du LATMOS, nous sommes plus particulièrement responsables techniques et scientifiques du spectromètre infrarouge. Au total, une quinzaine de membres du LESIA participe au projet SuperCam.</p> <p>Ce succès nous permet de démarrer dès aujourd'hui les intégrations du modèle de qualification (EQM) du spectromètre infrarouge. Celles-ci auront lieu dans la salle Titan (bâtiment 18), entièrement dévolue au projet SuperCam pour 2017. Les intégrations sont prévues jusqu'en avril 2017, puis seront suivies d'une phase de tests, avant la livraison à l'IRAP pour intégration dans l'ensemble de la contribution française et une phase de qualification.</p> <p>La contribution française sera livrée au LANL durant l'été pour une qualification de l'instrument complet. Ensuite, l'intégration du modèle de vol débutera à l'automne 2017 pour une livraison à l'IRAP début 2018, puis au LANL au printemps 2018.</p> <dl class='spip_document_2302 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/supercam-mv-aotf.jpg' rel="portfolio" title='Modèle de vol de l'AOTF, l'élément disperseur du spectromètre' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/supercam-mv-aotf-4ee0e-136ad.jpg?1684227508' width='500' height='375' alt="Modèle de vol de l'AOTF, l'élément disperseur du spectromètre" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Modèle de vol de l'AOTF, l'élément disperseur du spectromètre</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédits : Observatoire de Paris/LESIA - Photo Marion Bonafous</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_2303 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/supercam-struc-meca-eqm.jpg' rel="portfolio" title='Structure mécanique EQM du spectromètre infrarouge réalisée au LESIA et traitée en externe' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/supercam-struc-meca-eqm-16eee-7a146.jpg?1684227508' width='500' height='375' alt="Structure mécanique EQM du spectromètre infrarouge réalisée au LESIA et traitée (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Structure mécanique EQM du spectromètre infrarouge réalisée au LESIA et traitée en externe</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédits : Observatoire de Paris/LESIA - Photo Claude Collin</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_2304 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/supercam_photodiode-judson.jpg' rel="portfolio" title='Photodiode Judson sur son support réalisé au LESIA' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/supercam_photodiode-judson-18192-aca71.jpg?1684227508' width='500' height='375' alt="Photodiode Judson sur son support réalisé au LESIA" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Photodiode Judson sur son support réalisé au LESIA</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédits : Observatoire de Paris/LESIA - Photo Sophie Jacquinod</p><small></small></dd> </dl> <p></p> <dl class='spip_document_2305 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/supercam_struc-meca-eqm_degazage.jpg' rel="portfolio" title='La structure mécanique du télescope pour l'EQM en dégazage au LESIA' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/supercam_struc-meca-eqm_degazage-9dcbc-9b01e.jpg?1684227508' width='500' height='375' alt="La structure mécanique du télescope pour l'EQM en dégazage au LESIA" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>La structure mécanique du télescope pour l'EQM en dégazage au LESIA</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Crédits : Observatoire de Paris/LESIA - Photo Jérôme Parisot</p><small></small></dd> </dl> <p>La mission Mars 2020 est une mission d'exploration robotique de la NASA qui sera lancée en juillet 2020. Elle déposera à la surface de la planète rouge un véhicule afin de découvrir des traces d'une vie passée, si elle a existé, et de préparer des échantillons qui pourront, un jour, être rapportés sur Terre. La NASA s'appuie sur le Caltech/JPL pour le développement de cette mission qui emporte sept instruments dont SuperCam.</p> <p>Supercam étudiera la chimie et la minéralogie des roches et des sols de Mars. Cet ensemble instrumental est développé conjointement par le LANL, Los Alamos et l'IRAP, Toulouse, avec une contribution espagnole pilotée par l'Université de Valladolid, pour les cibles de calibration. Le CNES est responsable de la contribution française à SuperCam. Le CNES, le CNRS et des universités fournissent les ressources humaines. De nombreux laboratoires et institutions apportent leur expertise scientifique et participent à la fabrication de l'instrument, à sa qualification et à sa calibration scientifique : l'IRAP, Toulouse ; le LESIA, Meudon ; le LAB, Bordeaux ; le LATMOS, Guyancourt ; l'ISAE-Supaéro, Toulouse ; l'OMP, Toulouse ; l'IAS, Orsay, et le CNES Toulouse. D'autres laboratoires français développent des activités qui contribuent à la conception des instruments et le temps venu, participeront aux opérations à la surface de Mars : l'IPAG et ISTerre, Grenoble ; l'IMPMC, Paris ; le LPGN, Nantes ; le LGLTPE, Lyon ; le LOMA, Bordeaux ; GeoRessources, Nancy et PHASE, Toulouse.</p> <h3 class="spip">En savoir plus</h3><ul class="spip"><li> <a href='https://lesia.obspm.fr/SuperCam-sur-Mars-2020.html' class='spip_in'>SuperCam sur Mars 2020</a></li></ul><h3 class="spip">Contact LESIA</h3><ul class="spip"><li> <a href="#" title="thierry.fouchet..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('thierry.fouchet,6a8584083d969,obspm.fr',',6a8584083d969,'); return false;" class='spip_mail'>Thierry Fouchet</a></li></ul></div>