LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/ De la conception des instruments d'astronomie à l'exploitation des résultats, les thématiques scientifiques développées au LESIA couvrent de nombreux domaines de l'astrophysique. Les activités sont organisées autour des projets (sol, espace ou modélisation) dont de nombreuses réalisations instrumentales font la réputation du laboratoire. Directeur : Vincent Coudé du Foresto fr SPIP - www.spip.net LESIA - Observatoire de Paris https://lesia.obspm.fr/IMG/logo/siteon0.gif?1236685906 https://lesia.obspm.fr/ 89 290 Le LESIA est devenu le LIRA au 1er janvier 2025 https://lesia.obspm.fr/Le-LESIA-est-devenu-le-LIRA-au-1er.html https://lesia.obspm.fr/Le-LESIA-est-devenu-le-LIRA-au-1er.html 2025-07-28T08:19:46Z text/html fr <p>Le LIRA (Laboratoire d'instrumentation et de recherche en astrophysique) est l'un des trois départements scientifiques de l'Observatoire de Paris-PSL, grand établissement regroupant un quart des forces nationales dans le domaine de l'astronomie-astrophysique. Avec près de 300 membres, il constitue l'un des plus grands laboratoires de recherche en France dans ce domaine. En plus de ses chercheurs et ingénieurs permanents, le LIRA rassemble environ 30 post-doctorants et 50 doctorants. Les (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/lira-seminaires-violet-0184f.png?1753691347' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Le LIRA (Laboratoire d'instrumentation et de recherche en astrophysique) est l'un des trois départements scientifiques de l'Observatoire de Paris-PSL, grand établissement regroupant un quart des forces nationales dans le domaine de l'astronomie-astrophysique. Avec près de 300 membres, il constitue l'un des plus grands laboratoires de recherche en France dans ce domaine.</p></div> <div class='rss_texte'><p>En plus de ses chercheurs et ingénieurs permanents, le LIRA rassemble environ 30 post-doctorants et 50 doctorants.</p> <p>Les thématiques scientifiques dominantes du LIRA sont l'étude des systèmes « soleil-planètes » et « étoiles-exoplanètes », des atmosphères terrestres et (exo)planétaires, des galaxies résolues en étoiles et des populations stellaires, avec comme méthodologies dominantes le développement de l'instrumentation spatiale ainsi que sol, l'expérimentation de laboratoire et l'observation et l'analyse de données.</p> <p>Le LIRA est issu de la fusion récente d'équipes du LESIA, du LERMA et du GEPI et a pour vocation la conception et la réalisation d'instrumentation scientifique spatiale et sol, ainsi que l'exploitation des observations qui en résultent.</p> <center> <div class="texteencadre-spip spip"> <strong class="caractencadre2-spip spip"><strong><a href="https://lira.obspm.fr" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://lira.obspm.fr</a></strong></strong> </div> </center></div> Au revoir LESIA, bonjour LIRA ! https://lesia.obspm.fr/Meilleurs-voeux-2025.html https://lesia.obspm.fr/Meilleurs-voeux-2025.html 2024-12-20T14:53:09Z text/html fr - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L106xH150/image-carte-voeux-2025-09725.jpg?1734707207' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt="" /> <div class='rss_texte'><p></p> <dl class='spip_document_4111 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/voeux_lesia2025_electro.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH353/voeux_lesia2025_electro-807a5-7e4c5.jpg?1734706627' width='500' height='353' alt="" /></a></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)</p><small></small></dd> </dl> <p></p></div> Comment révéler l'atmosphère d'une exoplanète : le cas de TRAPPIST-1 b https://lesia.obspm.fr/Comment-reveler-l-atmosphere-d-une.html https://lesia.obspm.fr/Comment-reveler-l-atmosphere-d-une.html 2024-12-17T11:06:57Z text/html fr <p>De récentes observations mettent en lumière les défis liés à la confirmation de la présence d'une atmosphère sur une exoplanète à partir des seules données d'émission thermique. Menée sous la direction d'Elsa Ducrot, dans le cadre de son postdoctorat à l'Observatoire de Paris - PSL, cette étude paraît dans la revue Nature Astronomy, le 16 décembre 2024. La méthode la plus intuitive utilisée par les astronomes, pour savoir si une exoplanète possède une atmosphère, est d'observer son transit - passage devant (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH121/figure_1_red-f16e8.png?1734434088' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>De récentes observations mettent en lumière les défis liés à la confirmation de la présence d'une atmosphère sur une exoplanète à partir des seules données d'émission thermique. Menée sous la direction d'Elsa Ducrot, dans le cadre de son postdoctorat à l'Observatoire de Paris - PSL, cette étude paraît dans la revue <i>Nature Astronomy</i>, le 16 décembre 2024.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La méthode la plus intuitive utilisée par les astronomes, pour savoir si une exoplanète possède une atmosphère, est d'observer son transit - passage devant son étoile hôte (en bloquant partiellement la lumière de l'étoile pendant environ 30 minutes) - dans différentes longueurs d'onde pour détecter les parties de la lumière qui sont transmises ou non, ce qui indique la présence de molécules.</p> <p>Cependant, des problèmes de contamination stellaire surviennent pour les planètes orbitant autour d'étoiles très froides. Cela provient du fait que ces étoiles ne sont pas homogènes et possèdent des tâches chaudes et froides sur leur surface. Ces tâches ont leurs propres spectres, ce qui peut polluer le spectre de transmission des planètes en transit et imiter des caractéristiques atmosphériques. Un tel phénomène a été observé à plusieurs reprises avec le JWST lorsqu'il a observé les transits de planètes autour d'étoiles froides.</p> <h3 class="spip">L'émission à la rescousse</h3> <p>Une solution pour surmonter cette contamination stellaire et obtenir des informations sur la présence (ou l'absence) d'une atmosphère, est de mesurer directement la chaleur de la planète en observant une baisse du flux lorsque la planète passe derrière l'étoile (un événement appelé occultation). En observant l'étoile juste avant et pendant l'occultation, on peut déduire la quantité de lumière infrarouge provenant de la planète (voir Figure 1).</p> <dl class='spip_document_4112 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/figure_1.png' rel="portfolio" title='Figure 1 - Illustration de l'occultation d'une planète derrière son étoile pour mesurer le flux de la planète' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH403/figure_1-9e208-80437.png?1734429265' width='500' height='403' alt="Figure 1 - Illustration de l'occultation d'une planète derrière son étoile (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Figure 1 - Illustration de l'occultation d'une planète derrière son étoile pour mesurer le flux de la planète</strong></dt> </dl> <p>Le JWST est particulièrement efficace pour réaliser ce type d'études spectroscopiques détaillées des petites planètes rocheuses orbitant autour d'étoiles naines rouges. Dans ce contexte, l'étoile naine rouge TRAPPIST-1, qui abrite sept planètes rocheuses de la taille de la Terre, dont trois situées dans la zone habitable de l'étoile (Gillon et al., 2017), s'avère une cible idéale. En particulier, sa planète la plus proche, TRAPPIST-1 b, a été largement observée dans l'infrarouge moyen, à 15 microns de longueur d'onde, par le JWST (octobre 2022, novembre 2022, juillet 2023, novembre 2023).</p> <h3 class="spip">Le cas non tranché de TRAPPIST-1 b</h3> <p>De cette première cohorte de données, une étude menée en 2023 par Greene et al. avait suggéré qu'une atmosphère épaisse, riche en CO2, était peu probable sur TRAPPIST-1 b.</p> <p>Mais ces conclusions sont nuancées par une équipe internationale qui publie le 16 décembre 2024 dans <i>Nature Astronomy</i> une analyse complète de toutes les données infrarouges collectées sur TRAPPIST-1 b. Dans cette nouvelle étude menée par Elsa Ducrot, alors postdoctorante à l'Observatoire de Paris-PSL (et actuellement astronome au CEA), les auteurs ont mesuré le flux de la planète à une autre longueur d'onde : 12,8 microns. Ils ont effectué une analyse globale de toutes les données disponibles du JWST et ont comparé ces observations avec des modèles de surfaces et d'atmosphères afin d'identifier le scénario correspondant le mieux aux données.</p> <p>Dans le scénario de la "roche nue et sombre" proposé par Greene et al. (2023), la température attendue à 12,8 microns était d'environ 227°C. Cependant, la mesure réelle a montré une température plus basse de 150°C.</p> <p>Pour expliquer une telle divergence, les auteurs ont exploré divers modèles de surface et d'atmosphère. Ils ont trouvé qu'une surface nue composée de roches ultramafiques (des roches volcaniques riches en minéraux) pourrait expliquer les observations. En effet, les roches ultramafiques émettent moins de radiation thermique à 12,8 microns qu'une surface sombre classique, comme le montre la Figure 2.</p> <dl class='spip_document_4113 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:500px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/png/figure_2-2.png' rel="portfolio" title='Figure 2 - Illustration du flux émis à 12,8 et 15 microns pour différents scénarios de roche nue et atmosphériques' type="image/png"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH145/figure_2-2-0f4ae-7f1ef.png?1734429265' width='500' height='145' alt="Figure 2 - Illustration du flux émis à 12,8 et 15 microns pour différents (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Figure 2 - Illustration du flux émis à 12,8 et 15 microns pour différents scénarios de roche nue et atmosphériques</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Indication de ceux qui sont cohérents avec les données actuelles et de ceux qui ne le sont pas.</p><small></small></dd> </dl> <p>Les auteurs ont également trouvé qu'une atmosphère riche en CO<sub>2</sub> et en brumes pourrait expliquer les observations. Les brumes sont de minuscules particules ou gouttelettes suspendues dans l'atmosphère d'une planète, souvent créées par des réactions chimiques, de l'activité volcanique ou le rayonnement solaire. Ces particules peuvent diffuser et absorber la lumière, ce qui affecte l'apparence de l'atmosphère et sa température. Par exemple, les brumes sont présentes dans l'atmosphère de Titan, la célèbre lune de Saturne.</p> <p>Il est surprenant qu'une atmosphère brumeuse et riche en CO<sub>2</sub> corresponde aux données, car on pensait que le CO<sub>2</sub> était incompatible avec l'émission élevée observée à 15 microns. Cependant, les brumes peuvent changer la donne. Elles réfléchissent beaucoup de lumière et peuvent rendre l'atmosphère supérieure plus chaude que les couches inférieures, créant ainsi une inversion thermique semblable à celle de la stratosphère terrestre. Cela amène le CO<sub>2</sub> à émettre de la radiation au lieu de l'absorber, ce qui entraîne un flux plus élevé à 15 microns par rapport à 12,8 microns—un résultat inattendu par rapport au comportement du CO<sub>2</sub> sur Terre ou Vénus.</p> <p>Les auteurs notent cependant que ce modèle atmosphérique, bien qu'il soit compatible avec les données, reste moins probable que le scénario de la roche nue. Sa complexité et les questions sur la formation des brumes et la stabilité climatique à long terme sur TRAPPIST-1 b en font un ajustement difficile.</p> <p>Des recherches futures, y compris des modélisations 3D avancées, seront nécessaires pour explorer ces questions. Plus généralement, l'équipe souligne la difficulté de déterminer de manière définitive la composition de la surface ou de l'atmosphère d'une planète en utilisant uniquement les mesures avec des filtres à large bande, tout en mettant en avant deux scénarios convaincants qui seront explorés plus en détail avec les futures observations de la courbe de phase de TRAPPIST-1 b, qui représente la variation de la brillance d'une exoplanète au cours de son orbite, causée par les changements dans la portion éclairée visible depuis la Terre. Cela fournit des informations sur l'atmosphère de la planète, ses propriétés de surface et sa distribution de température.</p> <h3 class="spip">Et maintenant ?</h3> <p>Bien que les deux scénarios restent viables, les auteurs expliquent que les récentes observations de la courbe de phase de TRAPPIST-1 b — qui suivent le flux de la planète tout au long de son orbite — pourraient aider à résoudre le mystère. En analysant l'efficacité avec laquelle la chaleur est redistribuée sur la planète, les astronomes peuvent déduire si une atmosphère est présente. Si une atmosphère existe, la chaleur devrait être distribuée du côté jour de la planète vers son côté nuit ; sans atmosphère, la redistribution de la chaleur serait minimale. Les investigations sont donc appelées à se poursuivre.</p> <div class="texteencadre-spip spip"><strong>Une méthode adoptée pour le programme d'observation "Rocky Worlds" du STScI</strong><br class='manualbr' />Le Space Telescope Science Institute (STScI) a récemment approuvé un programme de 500 heures de Temps Discrétionnaire du Directeur (DDT) appelé « Rocky Worlds » pour enquêter sur les atmosphères d'un grand nombre d'exoplanètes terrestres en orbite autour d'étoiles naines rouges. À noter que ce programme utilise exactement la même approche que les auteurs, via des observations d'occultation, mais à 15 microns uniquement. </div> <p> <br class="nettoyeur"></p> <h4 class="spip">Référence de la publication</h4><ul class="spip"><li> Ducrot, E., Lagage, PO., Min, M. <i>et al.</i> Combined analysis of the 12.8 and 15 μm JWST/MIRI eclipse observations of TRAPPIST-1 b. <i>Nat Astron</i> (2024). <a href="https://doi.org/10.1038/s41550-024-02428-z" class='spip_out' rel='external'>https://doi.org/10.1038/s41550-024-02428-z</a></li></ul><h4 class="spip">Contact</h4><ul class="spip"><li> Elsa DUCROT, <a href="#" title="elsa.ducrot..åt..observatoiredeparis.psl.eu" onclick="location.href=lancerlien('elsa.ducrot,6a856ec7df71b,observatoiredeparis.psl.eu',',6a856ec7df71b,'); return false;" class='spip_mail'>elsa.ducrot<span class='mcrypt'> </span>observatoiredeparis.psl.eu</a></li></ul></div> Carte de voeux 2025 au format électronique https://lesia.obspm.fr/Carte-de-voeux-2025-au-format.html https://lesia.obspm.fr/Carte-de-voeux-2025-au-format.html 2024-12-09T16:05:06Z text/html fr - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> Une nouvelle théorie pour expliquer l'origine de l'eau sur Terre https://lesia.obspm.fr/Une-nouvelle-theorie-pour.html https://lesia.obspm.fr/Une-nouvelle-theorie-pour.html 2024-12-05T10:21:54Z text/html fr <p>Une équipe dirigée par un astronome de l'Observatoire de Paris - PSL, a mis en évidence un nouveau mécanisme potentiel d'apport d'eau sur Terre, offrant une perspective prometteuse par rapport aux théories précédentes. Basée sur de nombreuses observations du Système solaire, ainsi que sur d'autres, faites au radiotélescope ALMA, de disques de débris extrasolaires, l'étude parait dans la revue Astronomy and Astrophysics le 3 décembre 2024. L'eau est un élément essentiel à la vie sur Terre ; pourtant, les (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH65/image001-73649.png?1734447001' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='65' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Une équipe dirigée par un astronome de l'Observatoire de Paris - PSL, a mis en évidence un nouveau mécanisme potentiel d'apport d'eau sur Terre, offrant une perspective prometteuse par rapport aux théories précédentes. Basée sur de nombreuses observations du Système solaire, ainsi que sur d'autres, faites au radiotélescope ALMA, de disques de débris extrasolaires, l'étude parait dans la revue <i>Astronomy and Astrophysics</i> le 3 décembre 2024.</p></div> <div class='rss_texte'><p>L'eau est un élément essentiel à la vie sur Terre ; pourtant, les scientifiques pensent que la jeune Terre en était dépourvue à sa formation. Située trop près du Soleil, notre planète aurait en effet été trop chaude pour conserver de l'eau, à son origine. Les théories actuelles suggèrent donc un apport d'eau provenant de l'extérieur, intervenu au cours des 100 premiers millions d'années de l'histoire terrestre.</p> <p>Jusqu'à présent, la théorie dominante supposait que des corps glacés, similaires à des comètes, avaient percuté la Terre, apportant ainsi l'eau. Cependant, ce scénario nécessite un "jeu de billard" cosmique, où des mécanismes dynamiques complexes envoient ces objets glacés vers la Terre, à un moment précis et en quantité suffisante. Pour le moins aléatoire, ce scénario est questionné quant à sa robustesse, et sur son universalité à travers tous les systèmes extrasolaires.</p> <p>Sur la base de données précises issues de mesures isotopiques réalisées sur Terre, ainsi que d'observations récentes d'astéroïdes (notamment les résultats des missions spatiales qui se sont rapprochées des astéroïdes comme Hayabusa 2 et OSIRIS-REx), un nouveau modèle d'évolution de la ceinture d'astéroïdes a pu être mis en place puis testé sur les données terrestres. En complément, des observations de disques extrasolaires, apparentés à notre ceinture d'astéroïdes, sont en train d'être réalisées à l'aide du radiotélescope ALMA, pour tester l'universalité de ce nouveau mécanisme d'apport d'eau ; celui-ci pourrait potentiellement s'appliquer à une variété de systèmes extrasolaires et nous aider à qualifier à priori si une planète est potentiellement habitable.</p> <h4 class="spip">La nouvelle étude propose un mécanisme alternatif, moins aléatoire et ne nécessitant pas d'impacts directs avec la Terre</h4> <p>Si, comme on le pense aujourd'hui les astéroïdes se sont formés, glacés, dans un disque primordial froid, alors à la disparition de ce jeune disque, les astéroïdes se réchauffant ont progressivement relâché leur glace sous forme de vapeur d'eau. Cette vapeur d'eau a ensuite formé un nouveau disque principalement composé d'eau entourant la ceinture d'astéroïdes et orbitant autour du Soleil.</p> <dl class='spip_document_4109 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:450px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/origine-eau-sur-terre.jpg' rel="portfolio" title='Mise en évidence, étape par étape, d'un nouveau modèle de distribution de l'eau sur les planètes internes du Système solaire, dont la Terre' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L450xH635/origine-eau-sur-terre-f6ef1-e62cd.jpg?1733388096' width='450' height='635' alt="Mise en évidence, étape par étape, d'un nouveau modèle de distribution de l'eau (...)" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>Mise en évidence, étape par étape, d'un nouveau modèle de distribution de l'eau sur les planètes internes du Système solaire, dont la Terre</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Cinq millions d'années après la naissance du Soleil, les astéroïdes de la ceinture principale libèrent, sous l'effet de l'énergie solaire, de la vapeur d'eau. Ce bain de vapeur se diffusant peu à peu dans le Système solaire interne, finit par envelopper les planètes qui en capturent une partie au profit de la formation des océans, 20 à 100 millions d'années plus tard. <br class='manualbr' />Crédit : Sylvain Cnudde/Observatoire de Paris – PSL/LESIA</p><small></small></dd> </dl> <p>Sous l'effet de forces dynamiques, ce disque de vapeur d'eau s'est progressivement étalé, finissant par atteindre les planètes internes du Système solaire, dont la Terre. Lorsqu'elles se sont retrouvées dans ce bain de vapeur d'eau, les planètes ont pu en capturer une partie, contribuant ainsi à la formation des océans.</p> <p>Ce mécanisme permet également d'expliquer la présence d'eau sur d'autres planètes du Système solaire. Susceptible d'endosser une portée universelle, il offre une piste prometteuse pour identifier des exoplanètes à même d'abriter de l'eau et, potentiellement, la vie.</p> <h3 class="spip">Référence</h3> <p>Quentin Kral et al, "An impact-free mechanism to deliver water to terrestrial planets and exoplanets", A&A, 3 décembre 2024.</p> <ul class="spip"><li> <a href="https://www.aanda.org/10.1051/0004-6361/202451263" class='spip_out' rel='external'>https://www.aanda.org/10.1051/0004-6361/202451263</a></li></ul></div> Parution de l'ouvrage "Le Grand Atlas du Soleil" https://lesia.obspm.fr/Parution-de-l-ouvrage-Le-Grand.html https://lesia.obspm.fr/Parution-de-l-ouvrage-Le-Grand.html 2024-12-03T15:45:33Z text/html fr <p>Élaboré en partenariat avec L'ESA par des chercheurs du CNRS et des astrophysiciens de l'Observatoire de Paris-PSL, ce "Grand Atlas du Soleil" dresse un panorama exhaustif de notre étoile et permet de découvrir le Soleil sous tous ses aspects, des aurores boréales aux éclipses solaires, en passant par les taches solaires, la météorologie de l'espace ou les éruptions solaires. Ouvrage collectif sous la direction scientifique de Milan Maksimovic, avec la contribution de Nicole Vilmer et Karl-Ludwig (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L109xH150/le-grand-atlas-du-soleil-2827d.jpg?1733241290' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Élaboré en partenariat avec L'ESA par des chercheurs du CNRS et des astrophysiciens de l'Observatoire de Paris-PSL, ce "Grand Atlas du Soleil" dresse un panorama exhaustif de notre étoile et permet de découvrir le Soleil sous tous ses aspects, des aurores boréales aux éclipses solaires, en passant par les taches solaires, la météorologie de l'espace ou les éruptions solaires.</p> <p>Ouvrage collectif sous la direction scientifique de Milan Maksimovic, avec la contribution de Nicole Vilmer et Karl-Ludwig Klein. Préface de Pierre Léna.</p></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Un beau livre de référence pour comprendre une étoile fascinante</h3> <p>Le Soleil joue un rôle primordial sur Terre puisqu'il permet de maintenir un climat favorisant l'éclosion et la prospérité de la vie sur notre planète. À la fois proche et mystérieux, il suscite de nombreuses questions. Qu'est-ce qui différencie le Soleil de la Terre et des autres planètes ? Quelle est sa place dans le système solaire ? Le Soleil contribue-t-il au réchauffement climatique ? Qu'est-ce qu'une tache solaire ? Peut-on prédire les éruptions solaires et leurs conséquences pour nos technologies ?</p> <p>Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, l'ouvrage retrace les grandes découvertes scientifiques qui permettent de mieux comprendre cet astre, ainsi que les différentes missions, dont la sonde <i>Solar Orbiter</i>, qui scrute de près notre étoile, et nous apporte de nouvelles données, sur l'origine du vent solaire notamment. Une immersion complète au sein de l'étoile de notre système solaire !</p> <p>Editions Glénat - Collection Référence<br class='manualbr' />176 pages - 06/11/2024<br class='manualbr' />EAN : 9782344065808</p> <ul class="spip"><li> <a href="https://www.glenat.com/reference/le-grand-atlas-du-soleil-9782344065808" class='spip_out' rel='external'>Voir la notice de l'ouvrage sur le site de l'éditeur</a></li></ul> <dl class='spip_document_4106 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:400px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/le-grand-atlas-du-soleil.jpg' rel="portfolio" type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L400xH551/le-grand-atlas-du-soleil-310b5-81d15.jpg?1733218918' width='400' height='551' alt="" /></a></dt> </dl> </div> Soutenance de thèse d'Adrien MASSON le vendredi 13 décembre 2024 https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-d-Adrien.html https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-d-Adrien.html 2024-12-02T10:39:21Z text/html fr <p>La soutenance de thèse d'Adrien MASSON aura lieu le vendredi 13 décembre 2024 à 14h30 dans l'amphithéâtre Evry Schatzman à Meudon. La thèse sera soutenue en français avec un support visuel en anglais. Elle pourra être suivie en direct sur la chaine YouTube du LESIA : https://www.youtube.com/@lesia-observatoiredeparis Titre de la thèse "Caractérisation des atmosphères exoplanétaires par spectroscopie haute résolution" Composition du jury Rapportrice, rapporteur : Giovanna TINETTI, Antonio (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L110xH150/masson-adrien-19a0b.jpg?1733136264' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>La soutenance de thèse d'Adrien MASSON aura lieu le vendredi 13 décembre 2024 à 14h30 dans l'amphithéâtre Evry Schatzman à Meudon. La thèse sera soutenue en français avec un support visuel en anglais.</p> <p>Elle pourra être suivie en direct sur la chaine YouTube du LESIA :</p> <ul class="spip"><li> <a href="https://www.youtube.com/@lesia-observatoiredeparis" class='spip_out' rel='external'>https://www.youtube.com/@lesia-observatoiredeparis</a></li></ul></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Titre de la thèse</h3> <p>"Caractérisation des atmosphères exoplanétaires par spectroscopie haute résolution"</p> <h3 class="spip">Composition du jury</h3><ul class="spip"><li> Rapportrice, rapporteur : Giovanna TINETTI, Antonio GARCÍA-MUÑOZ</li><li> Examinateurs : François FORGET, René DOYON, Andrea CHIAVASSA</li><li> Direction de thèse : Sandrine VINATIER, Bruno BÉZARD</li></ul><h3 class="spip">Résumé</h3> <p>Des milliers d'exoplanètes ont été découvertes au cours des deux dernières décennies, mais leur composition reste encore largement inconnue. La caractérisation des atmosphères des exoplanètes est donc cruciale pour mieux connaitre la formation, l'évolution, et les différences de ces mondes lointains avec les planètes de notre Système solaire. J'ai étudié pendant ma thèse l'atmosphère de 15 exoplanètes grâce à l'instrument SPIRou, un spectromètre haute résolution, en développant un code de traitement et d'analyse de données pour détecter la signature de molécules telles que l'eau, le monoxyde de carbone, ou le méthane, et rechercher des signes d'échappement atmosphérique. J'ai utilisé des techniques et modèles avancés pour corriger la signature de l'atmosphère terrestre et de l'étoile hôte, et pour extraire le faible signal planétaire. Mon travail a apporté de nouvelles contraintes sur ces atmosphères et a contribué à une compréhension statistique de leur composition et structure, participant ainsi à une meilleure compréhension de ces mondes lointains.</p> <hr class="spip" /><h3 class="spip">Title</h3> <p>"Characterisation of exoplanetary atmospheres using high-resolution spectroscopy"</p> <h3 class="spip">Jury composition</h3><ul class="spip"><li> Referees : Giovanna TINETTI, Antonio GARCÍA-MUÑOZ</li><li> Members : François FORGET, René DOYON, Andrea CHIAVASSA</li><li> Thesis supervisors : Sandrine VINATIER, Bruno BÉZARD</li></ul><h3 class="spip">Summary of thesis</h3> <p>Over the past two decades, thousands of exoplanets have been discovered, yet their compositions remain largely unknown. Characterizing exoplanet atmospheres is crucial to overcome this, revealing insights into their formation, evolution, and how they compare to planets in our Solar System. In my PhD, I focused on studying the atmospheres of 15 exoplanets using the SPIRou instrument, a high-resolution spectrometer. I developed a data processing code to detect key molecular signatures, such as water, carbon monoxide, methane, and signs of atmospheric escape. I used advanced data processing and modeling techniques to correct for the signature of the Earth atmosphere and the host star, and to extract the faint planetary signals. My work provided new constraints on these atmospheres and contributed to a statistical understanding of their compositions and structures. This effort paves the way for future studies of exoplanet atmospheres and enhances our understanding of these distant worlds.</p></div> Soutenance de thèse de Pablo Rodriguez Ovalle le mercredi 4 décembre 2024 https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-de-Pablo.html https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-de-Pablo.html 2024-11-26T13:44:28Z text/html fr <p>La soutenance de thèse de Pablo Rodriguez Ovalle aura lieu le mercredi 4 décembre 2024 à 14h00, dans l'amphithéâtre du bâtiment Evry Schatzman à Meudon. Elle sera également accessible en direct sur la chaîne YouTube du LESIA : https://www.youtube.com/channel/UCzPLngWE_6JVuJ4szh8U-RQ Titre de la thèse "Study of Jupiter's atmosphere with the first JWST observations" Résumé The polar regions of Jupiter are peculiar compared to the rest of the planet. This is largely due to the presence of charged (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/image-these-bat18-cf90e.jpg?1732628804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>La soutenance de thèse de Pablo Rodriguez Ovalle aura lieu le mercredi 4 décembre 2024 à 14h00, dans l'amphithéâtre du bâtiment Evry Schatzman à Meudon.</p> <p>Elle sera également accessible en direct sur la chaîne YouTube du LESIA :</p> <ul class="spip"><li> <a href="https://www.youtube.com/channel/UCzPLngWE_6JVuJ4szh8U-RQ" class='spip_out' rel='external'>https://www.youtube.com/channel/UCzPLngWE_6JVuJ4szh8U-RQ</a></li></ul></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Titre de la thèse</h3> <p>"Study of Jupiter's atmosphere with the first JWST observations"</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p>The polar regions of Jupiter are peculiar compared to the rest of the planet. This is largely due to the presence of charged particle precipitation in the auroral regions. This precipitation triggers a series of changes in the upper atmosphere. These include the warming of the stratosphere and thermosphere in and close to the auroral region, and the increase in the abundance of some hydrocarbons in the stratosphere, the result of ion-neutral related chemistry, adding new pathways for the production of these molecules. Some of these molecules extend their impact beyond the auroral region, since they may be related to the formation of hazes, which may extend up to 55◦N in the northern polar region, and up to 60◦S in the southern polar region. In this work, I have used the first JWST observations of Jupiter from the Early Release Science (ERS) 1373 program, to analyze the stratosphere of the south polar region of the planet. Specifically, I have used the MIRI/MRS instrument, a spectrograph operating in the mid-infrared. This study has involved an important part related to the processing of JWST observations. Since the observations analyzed were among the first JWST carried out, this work constitutes one of the first in terms of the processing of JWST data in solar system science. Given the high sensitivity of JWST and the high infrared radiance of Jupiter, some of the data showed saturation defects and wavelength shifts that varied across the detector image. I have developed desaturation and spectral correction techniques to obtain higher quality scientific products to work with. These tools have not only been applied to the MIRI/MRS instrument, but to others such as NIRCam or NIRSpec, and have been one of the great successes of the ERS 1373 program. From these observation I could analyze the three-dimensional thermal structure of the Jovian stratosphere (10 - 0.01 mbar) and the abundance of various molecules that inhabit this stratosphere (CH4, C2H2, C2H6, C6H6 ...). In addition, I have been able to find for the first time the spectral signatures of polar aerosols in the mid-infrared, just as Cassini/CIRS found them for Saturn and Titan. Thanks to the incredible sensitivity of JWST, I have been able to quantify its optical thickness and impact on the thermal structure of the planet. In addition, I have been able to analyze the remains of exogenous species, driven by the Shoemaker-Levy 9 impact back in 1994. I have analyzed HCN, as well as CO2 and H2O. It was the first time that we were able to observe the latitudinal distribution of H2O on Jupiter, and it was the first time since 2000 that we were able to see the latitudinal distribution of CO2 again. The simultaneous study of these two species has allowed us to establish possible relationships between them, probably due to the exotic chemical framework that occurs in the polar regions, due to the presence of the auroras.</p></div> Soutenance de thèse d'Adam BOUDOUMA le Mardi 5 Novembre 2024 https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-d-Adam.html https://lesia.obspm.fr/Soutenance-de-these-d-Adam.html 2024-10-15T12:52:39Z text/html fr Anthony Boccaletti <p>La soutenance de thèse d'Adam BOUDOUMA aura lieu le Mardi 5 Novembre 2024 à 14h00, dans la salle de conférence du château à Meudon Titre de la thèse "Génération et localisation des sources radio des émissions plasma joviennes à partir de simulations 3D de la statistique des observations de la mission Juno" La thèse est dirigée par Philippe ZARKA (LESIA) et Laurent LAMY (LESIA). Elle sera présentée devant le jury suivant : Présidente : Laurence Rezeau (LPP) Rapporteurs : Angelica Sicard (ONERA) & (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2024-.html" rel="directory">2024</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/img_20210913_175742-10469.jpg?1728997175' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>La soutenance de thèse d'Adam BOUDOUMA aura lieu le Mardi 5 Novembre 2024 à 14h00, dans la salle de conférence du château à Meudon</p></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip">Titre de la thèse</h3> <p>"Génération et localisation des sources radio des émissions plasma joviennes à partir de simulations 3D de la statistique des observations de la mission Juno"</p> <p>La thèse est dirigée par Philippe ZARKA (LESIA) et Laurent LAMY (LESIA). Elle sera présentée devant le jury suivant : <br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> Présidente : Laurence Rezeau (LPP) <br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> Rapporteurs : Angelica Sicard (ONERA) & Pierre Henri (Lagrange & LPC2E) <br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> Examinateurs : Olivier Le Contel (LPP) & Benjamin Grison (UFA CAS)</p> <p>La soutenance se fera en francais et sera accessible en direct sur la chaîne Youtube du LESIA :</p> <p><a href="https://www.youtube.com/channel/UCzPLngWE_6JVuJ4szh8U-RQ" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://www.youtube.com/channel/UCzPLngWE_6JVuJ4szh8U-RQ</a>.</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p>Dans la magnétosphère de Jupiter, l'instabilité maser-cyclotron, très bien étudiée, produit dans les régions polaires où le plasma est peu dense et magnétisé, le rayonnement radio auroral à des fréquences de quelques kHz à 40 MHz. D'autres émissions radio, beaucoup moins étudiées, sont produites dans les régions équatoriales, plus denses, à des fréquences inférieures à quelques centaines de kHz. Des mécanismes impliquant la conversion d'ondes électrostatiques ont été proposés pour générer ces émissions dites « plasma », mais aucun n'a fait consensus. Cette thèse porte sur l'étude des émissions plasma joviennes. Son but est d'identifier les mécanismes d'émission, les conditions physiques dans lesquelles ils opèrent, et d'en déduire la localisation des sources. Pour cela, j'ai tiré parti de la couverture spatiale unique des observations des instruments radio, plasma et champ magnétique de la sonde Juno, en orbite polaire autour de Jupiter depuis 2016, avec des périastres à très basse altitude au-dessus des pôles (<10000 km). J'ai contribué à l'étalonnage des observations radio, au développement d'un outil de catalogage (SPACE), et à la construction d'une base de données des deux types d'émissions plasma joviennes (appelées nKOM et nLF) et de leurs distributions statistiques dans le plan latitude-fréquence. J'ai alors développé depuis zéro un code géométrique 3D (LsPRESSO) capable de modéliser l'occurrence en temps-fréquence d'émissions plasma planétaires, à partir desquelles on peut prédire les distributions statistiques des émissions observées par Juno, en s'appuyant sur les paramètres physiques mesurés de l'environnement jovien. L'étude paramétrique des simulations de LsPRESSO et la classification des observations à partir des mesures locales de leur ``mode'' de propagation par Juno, m'ont alors permis de répondre à la problématique posée en apportant de nouvelles contraintes sur la génération et localisation des sources des émissions plasma joviennes. Ces résultats offrent de nouvelles perspectives d'études sur la dynamique magnétosphérique et les méthodes utilisées sont applicables aux autres magnétosphères planétaires qui produisent des émissions analogues. Enfin, je présente une courte étude complémentaire consistant en l'analyse visuelle des observations radio de Cassini-RPWS qui m'a permis de localiser les sources des émissions aurorales hectométriques, générées par l'instabilité maser-cyclotron, dans le côté soir de la magnétosphère de Jupiter.</p></div> Livraison du nanosatellite PICSAT https://lesia.obspm.fr/Livraison-du-nanosatellite-PICSAT.html https://lesia.obspm.fr/Livraison-du-nanosatellite-PICSAT.html 2017-12-13T06:00:00Z text/html fr <p>Lundi 11 décembre 2017 au matin, le nanosatellite PicSat a été livré à ISLaunch aux Pays-Bas. L'intégration du nanosatellite a été achevée la semaine dernière, après de nombreuses heures de travail acharné et de tests effectués par l'équipe PicSat, avec le soutien du personnel technique du LESIA. Le projet PicSat a commencé il y a trois ans. Le but est de construire un nanosatellite capable d'observer l'étoile beta-Pictoris de manière continue et depuis une orbite basse. L'objectif scientifique du projet (...)</p> - <a href="https://lesia.obspm.fr/-2017-.html" rel="directory">2017</a> <img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L150xH76/picsat_2017-12-08-bc067-e6a97-d26f5.jpg?1773843469' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='76' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Lundi 11 décembre 2017 au matin, le nanosatellite PicSat a été livré à <a href="http://blog.isilaunch.com" class='spip_out' rel='external'>ISLaunch</a> aux Pays-Bas. L'intégration du nanosatellite a été achevée la semaine dernière, après de nombreuses heures de travail acharné et de tests effectués par l'équipe PicSat, avec le soutien du personnel technique du LESIA.</p></div> <div class='rss_texte'> <dl class='spip_document_2434 spip_documents spip_documents_center spip_documents_image' style='width:600px;'> <dt><a href='https://lesia.obspm.fr/IMG/jpg/picsat_2017-12-08.jpg' rel="portfolio" title='PicSat après intégration, le 8 décembre 2017' type="image/jpeg"><img src='https://lesia.obspm.fr/local/cache-vignettes/L500xH254/picsat_2017-12-08-a8845-0c61c.jpg?1773843469' width='500' height='254' alt="PicSat après intégration, le 8 décembre 2017" /></a></dt> <dt class='spip_doc_titre'><strong>PicSat après intégration, le 8 décembre 2017</strong></dt> <dd class='spip_doc_descriptif'><p>Photo Maarten Roos - Observatoire de Paris/LESIA</p><small></small></dd> </dl> <p>Le projet PicSat a commencé il y a trois ans. Le but est de construire un nanosatellite capable d'observer l'étoile beta-Pictoris de manière continue et depuis une orbite basse. L'objectif scientifique du projet est d'observer le transit prévu de la planète beta-Pictoris b, de sa sphère de Hill et/ou de possibles exo-comètes.</p> <p>PicSat est un cubesat construit avec trois unités cubiques. La charge utile consiste en un télescope de 5 cm qui envoie la lumière dans une minuscule fibre montée sur un actionneur piézo-électrique dans le plan focal. La fibre guide la lumière jusqu'à une photodiode sensible. L'objectif technique de PicSat sera de démontrer une précision de pointage très élevée à partir d'une plateforme spatiale de type cubesat.</p> <p>Avec le satellite maintenant livré, l'équipe PicSat se prépare pour le lancement à bord d'un lanceur indien. La date exacte du lancement, prévu dans les quelques semaines à venir, reste à confirmer.</p> <p>Un nouveau site web PicSat est désormais en ligne : <a href="http://picsat.obspm.fr" class='spip_out' rel='external'>picsat.obspm.fr</a>. Sur ce site, tout le monde pourra s'abonner à PicSat dès que le nanosatellite sera dans l'espace. Toute personne disposant d'une capacité de réception radio-amateur sera en mesure de récupérer les signaux-balises PicSat et de les fournir à la base de données PicSat en utilisant le site web.</p> <p>PicSat tweete aussi régulièrement sur <a href="https://twitter.com/IamPicSat" class='spip_out' rel='external'>@IamPicSat</a>.<br class='manualbr' />Restez à l'écoute de PicSat !</p> <p>PicSat a reçu les soutiens :</p> <ul class="spip"><li> du <a href="https://erc.europa.eu/" class='spip_out' rel='external'>Conseil Européen de la Recherche</a> (European Research Council, ERC), au travers du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 de l'Union Européenne (<a href="http://cordis.europa.eu/project/rcn/193641_en.html" class='spip_out' rel='external'>Lithium proposal 639248</a>),</li><li> du <a href="http://www.cnrs.fr/accueil.php" class='spip_out' rel='external'>CNRS</a> (Centre National de la Recherche Scientifique),</li><li> du Laboratoire d'Excellence <a href="http://esep.pro/" class='spip_out' rel='external'>ESEP</a> (Exploration Spatiale des Environnements Planétaires),</li><li> de l'Université <a href="https://www.univ-psl.fr/" class='spip_out' rel='external'>Paris Sciences et Lettres</a>,</li><li> de la <a href="http://www.merac.org/" class='spip_out' rel='external'>Fondation MERAC</a> (Mobilizing European Research in Astrophysics and Cosmology),</li><li> du <a href="https://cnes.fr/" class='spip_out' rel='external'>CNES</a> (Centre National d'Études Spatiales,</li><li> du <a href="https://cceres.univ-psl.fr/" class='spip_out' rel='external'>C<sup>2</sup>ERES</a> (Campus et Centre de Recherche pour l'Exploration Spatiale),</li><li> et enfin du <a href="http://lesia.obspm.fr/" class='spip_out' rel='external'>LESIA</a> (Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique) de l'Observatoire de Paris.</li></ul><h3 class="spip">Pour en savoir plus</h3><ul class="spip"><li> <a href="http://picsat.obspm.fr/" class='spip_out' hreflang='en' rel='external'>Site web du projet PICSAT</a></li><li> <a href='https://lesia.obspm.fr/PICSAT.html' class='spip_in'>PICSAT sur le site du LESIA</a></li><li> "<a href='https://lesia.obspm.fr/L-IARU-valide-le-plan-de.html' class='spip_in'>L'IARU valide le plan de fréquences pour le projet PicSat</a>" - communiqué de janvier 2017.</li><li> "<a href='https://lesia.obspm.fr/Le-lancement-de-PICSAT-approche.html' class='spip_in'>Le lancement de PICSAT approche !</a>" - communiqué de septembre 2017.</li></ul><h3 class="spip">Contact LESIA</h3><ul class="spip"><li> <a href="#" title="vincent.lapeyrere..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('vincent.lapeyrere,6a8524966ae53,obspm.fr',',6a8524966ae53,'); return false;" class='spip_mail'>Vincent LAPEYRÈRE</a> - 01 45 07 79 40</li></ul><ul class="spip"><li> <a href="#" title="sylvestre.lacour..åt..obspm.fr" onclick="location.href=lancerlien('sylvestre.lacour,6a8524966aebf,obspm.fr',',6a8524966aebf,'); return false;" class='spip_mail'>Sylvestre LACOUR</a> - 01 45 07 78 60</li></ul></div>